• Accueil
  • > Archives pour octobre 2009

Archive pour octobre 2009

« Objectif Mars »

Samedi 17 octobre 2009

espacemartiens341.gif

Non, non, non…

Bien que l’association « Don de Soi – Don de Vie » (http://www.dondesoidondevie.org/) ait pour objectif de promouvoir le don de soi (don de sang, plaquettes, moelle osseuse, organes) au plus grand nombre, le petit lutin n’a pas pour ambition d’aller réaliser un trail sur la planète des petits martiens…

personnagesmartiens000131.gif

Non pas que le voyage rebute le petit lutin (encore que…), mais c’est surtout, et vous l’aurez deviné, que cela serait inutile à cause de l’incompatibilité humains-martiens.

Trève de plaisanterie, en fait, le nouvel objectif du petit lutin sera… en mars 2010, le 7 plus exactement avec sa participation au semi-marathon de Paris (http://www.semideparis.com/). Un nouvel objectif pour une manifestation qui présentera encore plus de coureurs …et de kilomètres que le Paris-Versailles. Mais bon, 21 km, ça reste encore abordable pour le commun des humains et même des petits hommes verts. Alors à vos baskets car j’invite ceux qui le désirent à ce joindre au petit lutin pour courir au nom de l’association « Don de Soi, Don de Vie » de Marie Berry. Initiés comme débutants, le challenge reste réalisable par le plus grand nombre moyennant un minimum d’entraînement, mais là pas d’excuses car il reste 5 mois pour s’y mettre.

latete.jpg

Bon je reconnais que ce n’est pas la meilleure période pour se lancer mais vous serez largement récompensés par le plaisir de participer à une grande course parisienne avec une ambiance géniale et en plus en réalisant une bonne action !! Alors faites passer le message autour de vous mais faites vite car les inscriptions ont déjà débuté et les tarifs vont aller en augmentant au fur et à mesure qu’on se rapprochera de l’échéance. Déjà plus de 7000 inscrits !

leplan1.gif

  Sinon, vous pouvez toujours venir faire un petit tour dans le Bois de Vincennes le 7 mars prochain pour encourager le petit lutin & Co.

A vos agendas !

 

Pourquoi donner son sang ? Le point sur les pathologies.

Samedi 10 octobre 2009

Le sang recueilli lors des dons n’est jamais utilisé immédiatement dans le cadre de transfusions. Les phases de préparation et de qualification sont nécessaires pour séparer les différents constituants, les conditionner et les distribuer dans les établissements de santé. Ils les utiliseront pour traiter certaines maladies et pathologies. Présentation des principales situations où l’on recourt à une transfusion.

 

Prescrite en cas de manque de globules rouges, de plaquettes, de facteurs de coagulation, de globules blancs, la transfusion sanguine est indispensable, voire vitale, dans le traitement de nombreuses pathologies. Il existe trois grands cas de figure d’utilisation de ces produits sanguins.

L’hématologie
53493822561623272621.jpgCertaines maladies, comme les leucémies, touchent directement la production des cellules sanguines. Ces maladies hématologiques touchent la moelle osseuse et nécessitent la transfusion de globules rouges, de plaquettes ou de plasma selon les cas. Le traitement de ces pathologies non chirurgicales requiert de grandes quantités de produits sanguins. Le développement de nouvelles techniques médicales, pour les greffes de moelle notamment, ne fait que renforcer cette tendance. Par ailleurs, le traitement d’autres maladies peut entraîner une insuffisance de production de cellules sanguines. Dans le cas d’un cancer, par exemple, les traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) perturbent le bon fonctionnement de la moelle osseuse. Des transfusions spécifiques, en général de plaquettes, sont alors pratiquées. 

L’obstétrique
Au cours d’un accouchement, un accident peut survenir, entraînant un besoin extrêmement urgent et important de produits sanguins. Ceux-ci doivent être disponibles en moins d’une demi-heure, ce qui est déterminant dans l’implantation même des maternités. Ceci est une donnée fondamentale dans l’organisation de la distribution des produits sanguins en France.

Les interventions chirurgicales
91646460065946776481.jpgLors d’une opération chirurgicale, une hémorragie peut survenir. Il faut alors procéder à une transfusion de globules rouges. Il peut s’agir d’une intervention prévue, mais également d’une urgence, suite à un accident. Dans ce cas, lorsque le malade a perdu une grande quantité de sang, il est nécessaire de transfuser des plaquettes pour faciliter la coagulation et arrêter le saignement. S’il s’agit de grands brûlés ou de patients souffrant d’une infection grave, une transfusion de plasma doit être pratiquée. 

 Présentation des principales situations où l’on recourt à une transfusion : 

Cancer (dont leucémie) : le traitement des cancers par chimiothérapie entraîne la destruction des cellules de la moelle osseuse. Pour la reconstituer, on a recours à d’importantes transfusions de plaquettes et de globules rouges.

Thalassémie : cette maladie se traduit par une anémie (souvent héréditaire) assez importante et s’accompagne parfois d’une hypertrophie de la rate et de déformations osseuses.

Drépanocytose : première maladie génétique en France, la drépanocytose touche un nouveau-né sur 6 000. Elle se caractérise par la présence de globules rouges en forme de faucille qui entraînent des hémorragies. Le sang de ces malades doit être totalement renouvelé à intervalles réguliers.

Méthémoglobinémie : cette anomalie sanguine entraîne des hypoxies (insuffisance en oxygène) suite à la trop grande présence dans le sang d’éléments oxydants. Dans certains cas, cette hypoxie peut être mortelle.

Source : Etablissement Français du Sang (EFS).

Une chouette « balade » !

Vendredi 2 octobre 2009

Dimanche 27 septembre 2009 : le réveil sonne à 6h15 (si si vous avez bien lu : dimanche 6h15). Les yeux ont du mal à s’ouvrir… Je m’extirpe péniblement du lit pour avaler un petit déj’ rapide. Je reprends du tonus en enfilant mon beau maillot pour l’association « Don de Soi – Don de Vie » de Marie Berry (www.dondesoidondevie.org). Je m’apprête à prendre la voiture pour Versailles quand je m’aperçois soudain que j’ai oublié « mon sac poubelle ». Demi-tour en quatrième vitesse pour récupérer mon précieux compagnon qui m’aidera à me protéger du froid jusqu’au dernier moment : il est vrai que le thermomètre affiche un petit 10°C ce qui n’est pas syndical pour arpenter les rues de Paris en maillot léger.

Arrivée à Versailles : les places de parking se font déjà rares. De nombreuses personnes s’activent déjà pour accueillir les coureurs dans les meilleurs conditions dans …3 bonnes heures. Le premier RER pour la Tour Eiffel n’est prévu que dans une heure… (J’en profite pour pousser un petit coup de gueule auprès de la RATP qui pourrait prévoir un service renforcé pour ce type d’événements). Un train pour Montparnasse arrive au même moment où je peste intérieurement, ça me rappelle des souvenirs puisqu’il y a quelques mois encore j’empruntais quotidiennement cette ligne pour me rendre à Pasteur. Je me rends compte que les gens me dévisagent : je crois que je devance la mode avec mon sac poubelle noir sur le dos. La ligne 6 du métro me fait croiser quelques compagnons de route… sans sac poubelle ! Bonjour la solidarité ! Je leur souhaite (pour de faux…) de choper un coup de froid sur le Champ de Mars.

A la sortie du métro, je rentre dans l’ambiance de la course. La majorité des gens sont là pour l’événement avec pour certains … leur sac poubelle. Je souris et me sens dans mon élément. Bien sûr les touristes sont quand même là où vous lisez dans leurs regards l’étonnement de vous voir là dans un sac poubelle, en short, un dimanche matin, avec une température de 10°C : bah, des jaloux sûrement ! Je prends mes repères et sors mon appareil photo ; je me surprends à prendre la Tour Eiffel, un réflexe un peu chauvin de Parisien sans doute ou bien je copie les touristes ?!

1006164.jpg 

Je photographie le départ où s’amassent déjà les coureurs plus d’1h30 avant la course…

1006153.jpg 

1006163.jpg 

Je me balade et essaie de trouver quelque coin ensoleillé histoire de me réchauffer un peu. J’envisage un échauffement improvisé et décide d’enlever ce fameux sac pour arborer mon beau maillot : un mélange de fierté et d’appréhension. Après quelques foulées, je m’aperçois que nombre de coureurs sont aussi là pour défendre des associations et je me détends tout à fait : les coureurs sont solidaires, c’est cool !

1006158.jpg

9h20, je me décide à me rendre vers le départ. Beaucoup de coureurs se sont déjà « parqués » comme du bétail entre les barrières de sécurité.  Je suis à mon tour le troupeau et me fais la réflexion que la métaphore de la sardine serait plus appropriée. Bref, le moment un peu angoissant de l’attente du départ se fait désormais sentir. Heureusement, l’ambiance bonne enfant qui règne dans le peloton et les interviews des champions qui se succèdent m’aide à faire passer le temps. La montre est quand même souvent consultée.

1006168.jpg 

 L’effervescence monte subitement quand la musique se fait plus forte et que le speaker égraine les secondes séparant le départ de la première vague des champions. Une émotion m’envahit et l’adrénaline me booste subitement.

 

Le système de vagues successsives m’impose de patienter un petit 1/4 heure supplémentaire avant de franchir enfin l’arche de départ.

1006173.jpg

J’ai l’appareil photo à la main et filme les premiers hectomètres de ma course. Mince, j’ai oublié de déclencher mon chronomètre ce qui ne m’émeut guère puisque je ne suis pas venu là pour faire un temps mais pour montrer « mon maillot ». Je suis relax, tranquille, ce qui se ressent d’ailleurs sur mes temps de passage… Les quais de Seine s’avalent gentilment, le profil est propice à une foulée ample et régulière. La foule est présente mais pas dense : le Paris-Versailles n’a pas l’aura du marathon de Paris. Je salue quand même les gens qui applaudissent et les quelques orchestres qui battent la cadence de ma foulée. Le temps est magnifique, la « balade » agréable. Passage dans un tunnel : il faut toujours le bout-en-train de service pour gueuler « Vous êtes fatigués ? » et nous de reprendre « On est pas fatigués » dans un bel écho tunnelistique…

1006178.jpg 

Les courses de masse ont au moins ça de bien d’avoir des gens qui ne se prennent pas tous la tête avec la performance. Au 5ème km, ravitaillement qui précède la fameuse Côte des Gardes. J’entends les habitués qui conseillent les néophytes sur la conduite à tenir pour gravir ce qu’il faut bien appeler un mythe. Je connais ce virage à droite et ne bénéficie pas de l’effet de surprise : on y est. Le secon virage à droite est bien plus dévastateur et vous met de suite dans le vif du sujet avec 2 km à gravir avec des passages à plus de 10%. Qui a dit que la région parisienne était plate ? Le souffle se fait court, les paroles rares. Je rejoins rapidement les « frimeurs » qui avaient attaqué sur un rythme un peu élevé, se mettant rapidement « dans le rouge ». La « dame » s’appréhende avec respect. Je m’aperçois que j’ai un petit côté sadique car je suis en train de filmer à reculons mes compagnons d’infortune.

1006181.jpg 

Un peu d’humilité, je range mon appareil photo et me concentre sur ma foulée. La foule est de plus en plus dense et je me convaincs que ces gens sont là pour nous encourager et non pas pour le même penchant sadique que j’avais peu avant. Je profite des encouragements et des orchestres présents, la dernière portion est proche, en plein soleil, des coureurs marchent s’encouragent… Le point culminant est atteint, les organismes ont souffert. Le ravitaillement arrive dans cette longue ligne droite ombragée de la forêt de Meudon. Mes cuisses commencent à me rappeler que le Paris-Versailles se méritent même si le kilométrage n’est pas exceptionnel et qu’une préparation adaptée est de mise. J’essaye toutefois d’accélérer un peu, le profil en faux plat descendant est trompeur pour les sensations. je double un maximum de personnes et me surprend presue à faire des queues de poisson pour bien montrer mon maillot au nom du don de soi. D’autres coureurs portent aussi des maillots pour des associations. J’applaudis et encouragent les coureurs tirant des joëllettes avec des enfants malades qui m’envoient un petit signe de la main. Il faut croire que la générosité est contagieuse car d’autres coureurs se mettent alors à applaudir ; je suis alors fier d’être dans cette communauté de « donneurs de soi ».

La descente en lacets qui arrivent me rappellent des images du Tour de France ! Le paysage est magnifique et on oublie complètement que l’on est à moins de 10 km de Paris.

1006188.jpg 

Je gère en douceur cette partie car je sais que la fin de parcours est vallonnée même si le plus dur est passé. Je passe le petit lac de Viroflay avant d’attaquer la redoutable « côte du cimétière » qui vous scie littéralement les jambes avant d’enchaîner sur une longue ligne droite qui précède l’entrée dans la cité du Roi Soleil. L’avenue de Paris est un brin interminable mais l’octrois se dessine enfin pour pénétrer dans la dernière ligne droite. J’aperçois au loin mes enfants qui portent dans leur dos le même slogan que moi.

dscf2482.jpg 

Je les prends par la main et termine au petit trot les 50 derniers mètres de la course. Je crois qu’ils sont aussi heureux et fiers que je le suis. Un bonheur intense m’envahit au moment de passer avec eux sous l’arche d’arrivée.

dscf2483.jpg 

Je récupère ma médaille et les victuailles de récupération (merci les scouts !) avant de retrouver mes proches.

C’était un chouette moment que je renouvellerai !

Vive le Don de Soi.

1006194.jpg1006193.jpg

The p’tit lutin coureur solidaire