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Archive pour février 2010

Back from London

Dimanche 28 février 2010

Une petite parenthèse dans la préparation pour le semi-marathon de Paris au profit d’un très agréable petit week-end en amoureux à Londres. On a pu visiter tous les principaux sites de la capitale britannique : Big Ben, le Parlement, L’Abbaye de Westminster, Trafalgar Square, Soho, le musée de Madame Tussaud, Tower Bridge, la Tour de Londres, Harrod’s, Covent Garden, Buckingham Palace…   

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1006706.jpgPour la chanson du dimanche, cette fois-ci un standard de la chanson anglaise s’impose et quel groupe symbolise mieux la musique anglaise que Queen ? Bon c’est vrai que passer sur Abbey Road avec un bon crachin britannique, ça vous colle les Beatles dans les oreilles. Alors pas de jaloux, le lutin vous propose 2 tubes emblématiques de ces groupes mythiques. A déguster sans modération !

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Et demain, on remet le bleu de chauffe pour la dernière ligne droite, avec au programme une sortie d’1h30 environ. Au boulot, plus que 7 jours !

C’est décidé, en 2010, je deviens donneur de moelle osseuse !

Lundi 22 février 2010

bloodcells1.jpgQu’est-ce que la moelle osseuse ? 

La moelle osseuse, organe indispensable à la survie, produit les cellules souches hématopoïétiques (CHS) qui sont à l’origine des cellules sanguines : globules rouges pour transporter l’oxygène, globules blancs pour lutter contre les infections et plaquettes pour arrêter les saignements. Profitons pour d’emblée faire tomber une crainte irrationnelle, qui se maintient dans l’inconscient collectif : la moelle osseuse n’a rien à voir avec la moelle épinière ! Cela semble peut être évident pour beaucoup d’entre vous mais ¾ des Français confondent les deux… La moelle épinière, située dans la colonne vertébrale, appartient au système nerveux. La moelle osseuse, présente dans le centre des os, surtout dans les os longs et les os plats, sert à la fabrication des cellules sanguines indispensables à la vie. 

Les indications de la greffe de moelle osseuse ? 

La greffe de moelle osseuse a pour but la reconstitution du système immunitaire et la guérison de maladie graves. En bref, la greffe permet de remplacer la moelle osseuse malade par une moelle osseuse saine prélevée chez un donneur compatible. Elle représente à ce titre une chance importante de guérison pour de nombreux patients. Deux grandes familles d’indications nécessitent un recours à la greffe de moelle osseuse : 

  • 80% des greffes de moelle osseuse sont réalisées pour traiter des maladies cancéreuses : leucémies aiguës ou chroniques et certaines atteintes du système lymphatique.

  • Certaines maladies déficitaires : aplasies médullaires (arrêt du fonctionnement de la moelle osseuse) ou déficits immunitaires du tout petit enfant. 

Aujourd’hui en France, 2 400 personnes sont atteintes de maladies graves du sang et attendent une greffe de moelle osseuse. 

Qui sont les donneurs potentiels ? 

La condition absolue du succès d’une greffe de moelle est la compatibilité tissulaire du donneur avec le receveur. Chaque personne possède sa propre « carte d’identité biologique » transmise génétiquement : le système HLA. Le donneur le plus compatible est un frère ou une sœur du malade possédant les mêmes antigènes parentaux. La probabilité qu’un frère ou une sœur soit compatible avec le malade est de 1 sur 4, elle est de 1 sur 1 000 000 lorsqu’elle est recherchée entre deux individus pris au hasard. Pour les malades qui ne trouvent pas dans leur fratrie un donneur compatible, un Registre national de donneurs volontaires de moelle osseuse a été constitué en 1986. Il est géré par l’Agence de la biomédecine qui travaille en étroite collaboration avec les autres Registres de donneurs dans le monde. 

Quelques chiffres clés. 

  • Le fichier mondial recense 13 millions de donneurs dans 60 pays dont environ 170 000 issus du fichier français. Il en faudrait au moins 30% de plus pour assurer une meilleure survie aux malades.

  • 350 patients français ont bénéficié d’une greffe de moelle osseuse en 2004. Dans 74% des cas, le prélèvement a été effectué à partir d’un donneur international. 
  • 98 patients internationaux ont été greffés grâce à des cellules souches prélevées chez des donneurs français. 

Etre donneur aujourd’hui : un engagement fort et durable 

Trouver un donneur dont les caractéristiques tissulaires sont suffisamment proches de celles du malade pour autoriser la greffe reste rare du fait de la complexité du système HLA. Quand cette correspondance est trouvée, il existe alors un fabuleux espoir pour le malade. L’engagement que prend le donneur en s’inscrivant sur le fichier des donneurs volontaires de moelle osseuse doit être fort et durable. 

« Le don de moelle osseuse est un acte volontaire, anonyme et gratuit » 

Quelles sont les conditions pour être donneur volontaire ? 

S’inscrire comme donneur de moelle osseuse, c’est s’engager sur le long terme à donner un peu de sa moelle osseuse pour aider un malade à guérir. Pour devenir donneur de moelle osseuse, il faut remplir un certain nombre de conditions : 

  • Avoir entre 18 et 50 ans lors de l’inscription même si le donneur peut ensuite donner jusqu’à 60 ans.

  • Etre en bonne santé et reconnu médicalement apte au don.

  • Accepter l’anonymat du donneur et du malade.

  • Informer le Centre Donneur de tout changement important concernant son état de santé ou son lieu de résidence.

  • S’engager à pouvoir être contacté par le Centre Donneur à tout moment.

  • Le donneur ayant donné sa moelle peut être re-convoqué pour un second don de moelle ou de cellules sanguines, en cas de non prise de greffe ou de rechute du malade. Le donneur peut renoncer à son engagement à tout moment, sans aucune justification.

 Comment pratique-t’on le typage HLA ? 

L’indispensable compatibilité donneur/malade se détermine en fonction de marqueurs génétiques appelés antigènes d’histocompatibilité humaine (HLA). Le typage HLA est effectué par un Laboratoire d’Histocompatibilité de l’Etablissement Français du Sang situé à Créteil. Cet examen, pour le donneur, correspond à une simple prise de sang. Dès lors, toutes les caractéristiques du donneur sont intégrées dans le Registre national. Vous serez ensuite éventuellement rappeler pour une nouvelle prise de sang afin de confirmer votre compatibilité avec un candidat à la greffe. 

Comment s’organise un don de moelle osseuse ? 

20090915parcoursdudonsmoelleosseuse1.jpgUn jour, le Centre Donneur où vous êtes inscrit vous appelle : un malade, avec qui vous êtes compatible, a besoin de vous. Le prélèvement de moelle osseuse est planifié habituellement plusieurs semaines à l’avance, ce qui permet au donneur de prendre les dispositions nécessaires et de s’organiser sereinement. 

  • Des examens préalables : tant pour votre santé que pour celle du malade, des examens cliniques et biologiques sont pratiqués. 

  • Une ponction dans les os du bassin : à l’hôpital, la moelle osseuse est prélevée par ponctionbonemarrow1.jpg au niveau des os du bassin (crêtes iliaques), sous anesthésie générale. Le volume du prélèvement est fonction du poids du donneur et de celui du malade. Votre moelle osseuse est un tissu vivant qui sera régénéré sous 48h. Le donneur est hospitalisé deux jours. Hormis les risques classiques associés à toute forme d’anesthésie, le don de moelle osseuse est sans danger. La législation prévoit la prise en charge intégrale des frais afférents au prélèvement par l’établissement de santé chargé de operationchirurgicale1.jpgla greffe. Un prélèvement par aphérèse (qui ressemble à un don du sang classique), qui permet de ne recueillir que les cellules souches hématopoïétiques en grande quantité peut également être envisagé. Réalisée dans un centre EFS, la durée du don est d’environ 3 ou 4h. Ce don est précédé quelques jours avant d’une injection de facteurs de croissance visant à stimuler de la production des cellules souches de la moelle. Cette alternative à la ponction est de plus en plus utilisée mais dépend des besoins du receveur. 
  • La greffe : avant la greffe, la moelle osseuse du malade est détruite par chimiothérapie et/ou radiothérapie. Le patient n’est plus capable de produire des cellules sanguines et devient donc extrêmement vulnérable. La greffe doit alors intervenir rapidement, entre 12 et 36 heures après le prélèvement. La moelle du donneur est greffée au malade par injection intraveineuse comme une simple transfusion. 

  • Comment s’inscrire comme donneur de moelle osseuse ? 

Pour vous inscrire comme donneur de moelle osseuse, renvoyez votre demande d’inscription disponible : 

  • Sur www.dondemoelleosseuse.fr 

  • Au N°vert 0800 20 22 24 (appel gratuit depuis un poste fixe) 
  • A l’accueil information : 01 55 93 65 34  

 C’est décidé, en 2010, je deviens donneur de moelle osseuse ! pdf brochuredondemoelleosseuse.pdf

L’Agence de biomédecine et l’EFS sont les acteurs clés dans le parcours du don. L’Agence de biomédecine gère notamment le Registre national des donneurs de moelle osseuse (Registre France Greffe de Moelle) ainsi que les demandes de recherche nationales et internationales et coordonne l’organisation des prélèvements lorsque des donneurs sont identifiés. L’EFS est le relais de l’information auprès des donneurs de sang. Il est le premier interlocuteur des candidats au don de moelle osseuse. Les médecins les informent sur la procédure et l’engagement que représente ce type de don. Ils vérifient l’absence de contre-indication médicale des candidats, puis leur font signer un consentement. Viennent ensuite les tests biologiques visant à établir votre compatibilité génétique entre le donneur et le receveur (typage HLA). En Ile-de-France, l’EFS accueille les volontaires au don de moelle osseuse dans 8 Centres Donneurs. Pour plus de renseignements vous pouvez contacter Marylène Lucand (marylene.lucand@efs.sante.fr). 

http://www.agence-biomedecine.fr/ 

La chanson du dimanche

Dimanche 21 février 2010

A chaque fois que ce sera possible, le lutin vous proposera tous les semaines une chanson extraite de sa playlist ou de son humeur du moment, histoire de finir la semaine en musique !

Ce dimanche, un petit extrait de Yannick Noah pour se donner des envies d’évasion en cette période de vacances, que l’on soit de Paris ou d’ailleurs…

Une mise en bouche frisquette

Dimanche 14 février 2010

052.jpgMon fils Bastien me demande de bien préciser que dans le titre de cet article « Frisquette » ne correspond pas à la sœur de Bouba (2 petits oursons d’un dessin animé des années 80 pour les nostalgiques ! générique ci-dessous) mais est bien synonyme ici de « froide ». Merci Bastien, c’est toujours important d’éviter les confusions. Ce matin en effet j’ai participé aux Foulées Charentonnaises par un petit -2°C ! Du coup le fan de Bouba ainsi que son petit frère et sa maman ont décliné l’invitation de venir encourager leur héros réel, c’est-à-dire moi !! Pas vraiment des oursons polaires ceux-là… En plus ma femme s’est interrogée sur la nécessité de prendre un petit déj à 7h du mat pour « simplement » 6km. Sans oublier : « Pourquoi y vas-tu si tôt, la course n’est qu’à 10h non ? ». Et là de tenter de justifier : « moins de métro le dimanche, repérage parcours, éviter stress, échauffement, préparation…). Pas facile de faire comprendre certaines choses aux non initiés Langue

Bref comme son nom l’indique la course en question avait lieu à Charenton à deux pas de l’appartement ou pour être plus précis à une station de métro. Après ma coupure forcée de la fin 2009 (voir l’article « La tuile »), je souhaitais « faire tourner les jambes » en situation de course avant mon objectif prochain du semi-marathon de Paris (le 7 mars). Au programme donc, un petit 6,3 km à travers les rues de Charenton et les allées du Bois de Vincennes. Parcours sans difficulté (si ce n’est un petit vent piquant dans certaines lignes droites, pas mal de relances et quelques passages verglacés…), agréable, avec une parfaite organisation. Pour être tatillon, j’ai regretté l’absence d’indications kilométriques et la collation d’après course assez frugale, mais sinon c’était parfait.

Après un petit déj avalé en solo, je me suis préparé à partir en prenant soin d’épingler mon dossard sur mon maillot au nom de l’Association Don de Soi-Don de Vie. La puce électronique accrochée à ma basket droite (pour calculer le temps officiel après passage sur des tapis de détection), je me rends donc sur le lieu de départ. Compte tenu du froid, je diffère mon échauffement jusqu’au dernier moment pour profiter de la chaleur –relative- du gymnase mis à disposition pour l’organisation. Petite conversation attrapée au vol entre deux gars derrière moi : « Avant je faisais du basket mais avec les matches le samedi soir c’était pas pratique pour sortir après… Maintenant, je me lève à 6h le dimanche matin pour aller courir par un temps pareil, pas sûr d’avoir gagner au change ! » J’esquisse un sourire car je me retrouve assez bien dans ces propos, mais bon faut croire que comme moi il aime ça sinon il serait pas là. 20min avant le départ je me mets en tenue et dépose mon sac pour improviser un échauffement qui porte ici vraiment son nom tellement l’objectif était juste de se réchauffer un peu. Bizarrement les gens avaient tendance à se serrer sur la ligne de départ à cause du froid… ou de la St Valentin car il y avait des concurrents qui couraient « en duo » avec un classement spécifique. 

Derrière moi un groupe de coureurs me félicitent pour mon maillot : ce sont des membres de l’association « Les Souffles de l’Espoir » qui courent contre la Mucoviscidose. C’est toujours sympa de faire ce genre de rencontres qui donnent une émulation supplémentaire et comme j’ai coutume de dire – mais ce n’est pas de moi : « Il n’y a pas de causes justes, il y a juste des causes à défendre en fonction de sa sensibilité, disponibilité, opportunité… ».

Côté course, après un départ très prudent blotti au sein du peloton, je me mets dans le rythme après 700-800m remontant nombre de coureurs partis trop vite. La méconnaissance du parcours et l’absence de repères kilométriques sont un peu perturbants et je me fie à mes sensations pour bien gérer ma progression et ne pas me mettre dans le rouge. Dans les deux derniers kilomètres, j’encourage et emmène sur mon « porte-bagage » un cadet qui me mettra quelques secondes dans le sprint final que je n’ai pas voulu disputer pour éviter le risque de blessure (quoi elle est pas bonne mon excuse, qui a parlé de jeunesse ?!). Au final, je termine 31ème sur 218, avec un temps de 25min 57sec, loin du vainqueur (autour de 20min 30sec) mais pas mécontent de ce que j’étais venu chercher ici : des sensations, faire un peu de vitesse et tester ma cheville. Le bilan est donc positif et je vais pouvoir terminer sereinement ma préparation pour le semi en espérant que la météo se fasse désormais un peu plus clémente.

Générique Bouba :