Archive pour avril 2010

Trail du Josas

Mardi 20 avril 2010

Un peu à la traîne le lutin dans son journal de bord… Hum, Hum… 

L’actualité de ces derniers jours c’est bien évidemment les résultats du Trail du Josas. Mais oui rappelez-vous, cette course nature en marge du marathon de Paris, courue dans les forêts de l’ouest parisien, au sein de la Vallée de la Bièvre. 

Le trail, cette discipline qui est à la course à pied ce que le cyclo-cross ou le VTT sont au cyclisme : une galère dans la verdure avec du dénivelé, des terrains instables, de la boue… 

Le Trail de Jouy, c’est un peu mon coup de cœur car il emprunte une partie de mes anciens chemins d’entraînement que nous arpentions avec Lucilio, un ancien voisin que j’ai « converti » à la course à pied. Ce même Lucilio que je retrouve donc en ce dimanche matin d’avril pour parcourir une boucle de 16km dans la pampa ! Il commence par m’annoncer qu’il est sorti hier soir, n’a pas pris de petit déj et sort d’une rhinopharyngite… Mais je le trouve tout de même affûté et motivé le gars, méfiance… 

On assiste au  départ des 35km avec un certain respect car ça commence déjà à être une distance raisonnable ! Contrairement à un 10km où les 1ers coureurs partent à bloc, ici c’est plutôt sur un faux rythme que les trailers s’élancent. Il faut dire que les difficultés vont s’enchaîner et qu’il vaut mieux en garder sous la pédale. Car en trail tout est une histoire de gestion de l’effort. Ici, pas de repère kilométrique donc pas de stress du chrono mais on distille les efforts en fonction de ses sensations, de ses points forts et faibles. Pour ma part, j’essaye de donner davantage sur les parties planes, de bien aborder les côtes et de limiter la casse dans les descentes, mon point faible car mes chevilles réclament de rester vigilant dans ces moments là. 

Nous sommes 416 au départ, une belle réussite pour ce Trail qui va connaître j’en suis sûr un succès croissant. Nous partons prudemment avec Lucilio mais nous retrouvons malgré tout dans les 50 premiers avant la 1ère difficulté. Lucilio a des fourmis dans les jambes je le sens et il adore quand ça monte et surtout quand ça descend : un vrai foufou dès que la pente est là ! :o) 

Je le laisse donc partir et me concentre sur mon effort. Cette côte a rappelé à l’ordre certaines velléités et je dépasse quelques coureurs qui me doubleront dans la descente suivante qui est assez technique, ce qui veut dire prudence pour les chevilles. Je jouerai ainsi au yoyo avec quelques coureurs pendant un certain nombre de kms. 

La 1ère galère arrive avec la montée des 150 marches qui mènent à la Tecomah, centre de formation de restauration-hôtellerie ; ça brûle les cuisses ! Pas le temps de relancer qu’une descente difficile se profile déjà avant d’obliquer à droite le long du golf de Viltain dans un chemin aux accents très bucoliques mais aussi assez éprouvant avec des successions de faux plats avant d’atteindre le pied d’une côte très sévère qui nous amène directement sur le plateau de Saclay. Je distingue au loin nombre de coureurs devant moi dont mon Lucilio mais la distance est grande, au moins 400-500m : il est en forme le Lulu ! Après un passage dans les Loges-en Josas, on plonge vers le ravitaillement  avant de rattaquer une côte qui se termine en forêt quasi en rampant tellement la pente est raide. Mais finalement ce n’était encore qu’une mise en bouche en comparaison avec ce qui nous attend quelques kms plus loin. En effet, après un passage le long des Arcades de Buc, on atteint l’autre versant de la Bièvre en escaladant un talus à l’aide d’une corde et en s’agrippant aux arbustes : l’année prochaine c’est décidé, j’apporte un piolet ! La dernière grosse difficulté est cependant franchie ; je lâche les chevaux en zigzagant dans cette forêt qui longe le golf de Jouy. On replonge ainsi vers la gare de Petit-Jouy avant d’attaquer l’ultime bosse du parcours qui est dévastatrice pour les jambes après environ 14km de course. On descend ensuite derrière le musée de la Toile de Jouy. La fin du parcours est plate mais les jambes refusent d’accélérer, je m’accroche à un petit groupe de coureurs et je crois distinguer Lucilio 200-300m devant. Trop tard de toute façon pour revenir et je laisse franchir devant moi celui qui m’aura servi de lièvre pour le dernier kilo : l’esprit Trail ;o) 

Au final, je termine 34ème à guère plus de 10min du vainqueur, pas si mal finalement sur un 16km ; Lucilio finit 4 places devant à une trentaine de secondes : bravo l’ami ! 

Pour l’année prochaine on s’est donné le challenge de faire le 35km ; on devait être encore un peu sous l’effet euphorisant des endorphines… 

Trail du Josas pdf classement16kmtrail2010.pdf

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PS : Lucilio a le dossard 815 sur les photos ; il n’y avait pas de photo du lutin (snif) mais on m’aperçoit en maillot jaune à côter de Lucilio… 

« Finisher »

Samedi 10 avril 2010

Depuis une dizaine d’années a explosé en France le phénomène du Trail qui se taille désormais une belle place dans le calendrier de la course à pied. Certaines épreuves sont même devenues mythiques comme l’Ultra Trail du Mont Blanc (UTMB) ou la Diagonale des Fous à la réunion. Mais qu’est-ce que le Trail me direz-vous ? Et bien la réponse est à la fois simple et floue. 

Le Trail a émergé pour faire un contre-pied aux courses sur route parfois sans saveur du dimanche matin où l’équation macadam-milieu urbain-objectif kilométrique tendait à lasser certains coureurs avides de nouvelles sensations. L’idée du Trail était donc de partir courir hors des sentiers battus, en pleine nature, un peu dans la droite ligne des cross hivernaux mais en moins formaté. Bref, un esprit de liberté… 

Car on parle « d’esprit trail », pas forcément par opposition à l’esprit de compétition car on se tire aussi la bourre sur les courses nature, mais pour souligner son appartenance à une communauté douée d’un certain code éthique. Oui je sais ça fait toujours bizarre de parler d’esprit pour des sportifs :o) 

L’esprit trail c’est avant tout fuir le stress du chronomètre des courses sur route sur des distances standardisées ; le trailer va parcourir « environ 50 ou 70km ». C’est aussi l’envie d’évasion, de découvrir des endroits magnifiques, de courir en liberté, en pleine nature, entouré de chlorophylle, en harmonie avec l’environnement ; les trailers sont un peu les « hippies » de la course à pied ! Mais c’est enfin un esprit de solidarité entre coureurs, une entraide lors des défaillances physiques ou mentales, car le trail est une épreuve difficile avec un kilométrage et un dénivelé souvent importants, comme sur l’UTMB avec ses 160km et 10 000m de dénivelé positif… 

Ces chiffres hors normes viennent du fait, il faut le dire, que le trail a évolué grâce à une bande de fêlés pour qui la surenchère dans la difficulté en terme de distance et de dénivelé a longtemps été la principale motivation. Si cela a permis de voir émerger certaines courses de légende, la tendance est plutôt de revenir au raisonnable pour offrir le trail au plus grand nombre et non plus seulement à une minorité de dingues avides des efforts de plus de 30h d’affilée… On parle désormais de trails longs et courts, la bascule de l’un à l’autre se faisant autour de 50km mais la difficulté du trail long ou « court » tient surtout à la succession de côtes et descentes plus ou moins longues et fréquentes. On trouve désormais des trails sur toutes les distances et mêmes les courses nature les plus renommées proposent désormais souvent une seconde distance plus accessible comme sur l’EcoTrail de Paris long de 80km à laquelle s’ajoute désormais un 50km. 

En tout cas court ou long, le trailer qui franchit la ligne d’arrivée devient « Finisher », c’est-à-dire celui qui finit, qui est arrivé au bout et qui en a bavé pour ça ! Dans le trail, ce n’est pas la satisfaction du chrono qui prime, ni vraiment celle du classement, non. On se satisfait d’avoir terminé la course et d’avoir pris part à une épreuve où se mêle tant de plaisir et… de souffrance. L’esprit trail je vous dis ! 

The lutin 

 

PS : dimanche matin, en marge du marathon de Paris, se déroulera le Trail du Josas (à Jouy-en-Josas), un peu comme une contre-manifestation ! Je prendrai part au 16km avec environ 350m de dénivelé, c’est petit joueur dans le trail mais c’est déjà un début. Et puis ce trail auquel j’ai participé l’an dernier reste l’un de mes plus beaux souvenirs de course alors j’ai hâte d’y être !

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PS2 : j’oubliais, j’aurais une petite pensée tout de même pour le marathon de Paris car mercredi j’ai croisé Christelle Daunay en pleine séance d’entraînement dans le Bois de Vincennes ; Christelle est la recordwoman de France du marathon et a une bonne chance de podium dimanche ! 

 

Le don d’organes à la carte

Lundi 5 avril 2010

« Le foie, les reins…OK, mais les yeux pas question ! ». Nombreux sont ceux qui en effet adhèrent au don de soi mais s’opposent de manière irrévocable au prélèvement de certains tissus pour quelque raison que ce soit.

Pas de problème, vous pouvez opter pour le don d’organes à la carte !

Si vous avez des réticences à ce que certains organes ou tissus soient prélevés, il suffit de le préciser à vos proches. Ils pourront en témoigner auprès des médecins et votre choix sera respecté.