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Archive pour juillet 2010

Le semi de Pegasus

Jeudi 1 juillet 2010

1007043.jpgSamedi matin 12 juin : le réveil sonne de bonne heure car nous devons rejoindre la côte normande en évitant de croiser trop de Parisiens sur la route. Mission accomplie sans trop d’encombre et nous approchons de Caen en milieu de matinée. Cap vers le Mémorial de la paix, centre névralgique de l’organisation des 23èmes Courants de la Liberté.

1007047.jpgEt oui, c’est week-end course à pied avec de nombreuses courses organisées sur Caen avec notamment le dimanche matin un 10km, un marathon et un semi-marathon, option choisie par le Petit Lutin pour de nouveau porter haut les couleurs du Don de Soi ! Nous effectuons une brève visite du village expo qui présente nombre de stands de sponsors et d’autres courses à travers la France dont la classique Paris-Versailles qui vaudra une photo souvenir au pied de la Tour Eiffel… 

1007051.jpg1007050.jpgJe récupère ensuite mon dossard et ma puce auprès des bénévoles qu’il faut saluer pour leur dévouement et leur bonne humeur, et sans qui ce type d’événements ne pourraient avoir lieu ! L’organisation est d’ailleurs sans faille et il faut souligner de plus que les Courants de la Liberté ont reçu le label d’Eco-courses qui récompensent les organisateurs de course qui font le maximum pour limiter l’impact écologique que nous autres coureurs occasionnons… 

1007086.jpgNous reprenons la route pour aller chez « Tata Zabeth » qui nous accueille tous les ans depuis quelques temps déjà pour ce petit rituel de week-end plage-course. Au programme, BBQ puis détente à la plage l’après-midi. Nous avons bien fait de quitter la grisaille parisienne car le beau temps est de rigueur à Ouistreham « Riva Bella » et les coups de soleil s’inviteront pendant le week-end (si si même en Normandie c’est possible !). 

Après le plat de pâte habituel des veilles de compétition, je tente de trouver –difficilement- le sommeil. 

Dimanche matin : le départ du semi est à 8h50 mais le réveil a sonné à 5h40, histoire de prendre un p’tit déj et de respecter la règle des 3h séparant le dernier repas de la course. 

Je pense me recoucher un peu en attendant de me rendre sur le lieu de départ mais voila déjà un petit gnome qui m’arrive dans les pattes pour me tenir compagnie – et éveillé ! Je profite de cette solidarité inattendue pour prendre le temps de me préparer et fixer mon dossard et ma puce. Vers 7h30, Zabeth me véhicule à Bénouville accompagné de ma « glu », à proximité du Pont de Pegasus, rendu célèbre par le débarquement des alliés en juin 44. Le temps est idéal pour courir avec un ciel assez couvert, peu de vent et une température de l’ordre de 12-15°C. Mon sac poubelle sur le dos pour ne pas prendre froid, je rejoins le flot des coureurs. La fourmilière de l’organisation s’affaire à installer l’arche de départ gonflable et les tapis de détection de la puce chronométrique. J’effectue un léger échauffement –pas besoin de trop faire chauffer la machine, la route est assez longue- et quelques étirements avant de rejoindre la ligne de départ. Je pénètre dans mon sas de départ (<1h40) environ 10-15min avant l’heure H. Un jeune homme en kilt vient se poster à proximité et se met à jouer de la cornemuse sous les applaudissements des coureurs. Cette solennité est vite interrompue par un groupe de joggers déguisés en hard rockers et qui viennent « accompagner » d’une chorégraphie trash avec leurs guitares gonflables notre ami le joueur de cornemuse. L’ambiance est donnée, ce sera festif et déjanté ! 

maillot.jpgEncore quelques minutes et le starter libère le peloton des coureurs qui s’ébranle lentement. La progression est en effet difficile dans les 1ers hectomètres car la route n’est pas assez large pour absorber rapidement cette masse de coureurs. Du coup arrive de suite le stress d’être déjà en retard sur les 1ers temps de passage par rapport à l’objectif fixé. J’essaye donc de me frayer un passage en évitant toutefois d’avoir un rythme trop saccadé. Je déplore l’absence de meneurs d’allure qui régulent habituellement comme des métronomes les différents temps de course objectivés par les coureurs. De toute façon, en me fixant 1h34, je devrai de toute façon me fixer qu’à mes propres repères. Pour réaliser 1h34, le temps de passage au km est d’environ 4min27. Bien qu’un peu répété à l’entraînement et lors d’un 10km réalisé 2 semaines avant la course, le maintien régulier de ce timing est un exercice difficile. Exercice d’autant plus difficile que certains faux plats ou relances vous ralentissent et vous incitent ensuite à accélérer inexorablement pour rattraper le temps perdu au détriment d’une fraîcheur physique qui s’entame… Les sensations sont cependant bonnes et les jambes tournent bien jusqu’au 10ème km et l’entrée dans la ville de Mathieu. Deux ou trois petites relances me font prendre conscience que la course s’est durcie et que je dois un peu plus lutter pour garder la cadence. Heureusement de nombreux spectateurs sont là sur le bord de la route et applaudissent ce long serpentin multicolore. Ces précieux encouragements résonnent comme autant de petits stimulants oh combien naturels qui se font de plus échos des nombreux groupes de musique qui jalonnent le parcours dont les décibels vous donnent également un bon coup de boost. Je ne manque pas non plus de remercier par un petit geste toutes ces personnes qui contribuent au plaisir de la course. Cette fois ça y est, le contrôle aisé des temps de passage du début devient… de moins en moins contrôlable et le stress de rater l’objectif me crispe un peu plus à chaque nouvelle borne franchie ce qui complique encore la tâche. Il faut maintenant résoudre la terrible équation de devoir accélérer sans se mettre dans le rouge en surmontant les petites douleurs qui se font de plus en plus insistantes. 

J’enchaîne un passage sur herbe vraiment casse-patte et tente de relancer l’allure. Dur… 

1007080.jpgLa banderole des 2kms est maintenant à portée de foulées et c’est en général mon signal déclencheur de pointes de côtés, sans doute dû à l’envie d’en finir maintenant que l’arche d’arrivée est si proche…et si loin… Enfin le dernier kilo, l’objectif est là mais la fatigue aussi et ces coups de poignards dans le côté qui m’empêchent d’avancer, 500m, dernière ligne droite, je vois l’arche, la foule est là sur les côtés, j’essaye d’accélérer mais je cours comme un pantin désarticulé, totalement inefficace, un dernier effort et je passe enfin la ligne d’arrivée, épuisé mais heureux car je suis juste la barre des 1h34, soit un peu plus d’une minute de gagner par rapport au semi de Paris 3 mois plus tôt. Mais ce fut finalement plus dur que prévu : les minutes ne se gagnent pas si facilement ! 

Pour la ravito final, ils sont au top sur les Courants de la Liberté : cidre, rillettes, fromage et autres produits du terroirs accompagnent les traditionnels fruits et barres énergétiques, un vrai réconfort !

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L’après-midi sera consacré à la récup sur la plage et le réconfort d’une bonne glace !

Désormais c’est un peu relâche en attendant le début de ma préparation marathon qui débutera fin juillet. A bientôt sur le blog et profitez des vacances et du temps disponible qui vous est offert pour faire un geste pour le Don de Soi ! Clin doeil