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Archive pour septembre 2010

Je suis sur la liste, trop cool !

Samedi 18 septembre 2010

Elle est petite, plate, pas vraiment sexy, et plutôt arrondie dans les coins… mais elle peut procurer beaucoup d’émotions ! Elle ? Ma carte de donneur de moelle osseuse bien sûr !!!Langue

En février denier, le petit lutin publiait un article intitulé « C’est décidé, en 2010, je deviens donneur de moelle osseuse ! » (cf. archives). C’est désormais chose faite puisqu’après avoir passé avec succès une première série d’examens sanguins dont le fameux typage HLA, je viens de recevoir ma carte de donneur de molle osseuse. C’est donc avec beaucoup de fierté que je viens vous présenter ce petit bout de carton qui paraît tellement insignifiant mais qui est porteur d’espoir pour de nombreux patients.  img028.jpg J’espère que cela déclenchera des vocations parmi les lecteurs de ce blog !

Vous pouvez retrouver tout un tas d’informations sur le don de moelle osseuse dans l’article de février.

Pour rappel : La moelle osseuse, organe indispensable à la survie, produit les cellules souches hématopoïétiques (CHS) qui sont à l’origine des cellules sanguines : globules rouges pour transporter l’oxygène, globules blancs pour lutter contre les infections et plaquettes pour arrêter les saignements. La greffe de moelle osseuse a pour but la reconstitution du système immunitaire et la guérison de maladie graves. En bref, la greffe permet de remplacer la moelle osseuse malade par une moelle osseuse saine prélevée chez un donneur compatible. Elle représente à ce titre une chance importante de guérison pour de nombreux patients. Aujourd’hui en France, 2°400°personnes sont atteintes de maladies graves du sang et attendent une greffe de moelle osseuse. 

Pour obtenir tous les détails sur le don de moelle et s’inscrire comme donneur potentiel :

-Sur www.dondemoelleosseuse.fr 

-Au N°vert 0800 20 22 24 (appel gratuit depuis un poste fixe)

-A l’accueil information : 01 55 93 65 34 

En Ile-de-France, l’EFS accueille les volontaires au don de moelle osseuse dans 8 Centres Donneurs. Pour plus de renseignements vous pouvez contacter Marylène Lucand (marylene.lucand@efs.sante.fr).

Côté sportif, il me reste désormais 20 séances d’entraînement avant le marathon de Vincennes et des Bords de Marne, le 24 octobre ! Le stress monte petit à petit, stress de ne pas être prêt, de ne pas terminer et surtout l’appréhension de la blessure si proche du but… Les échéances vont s’enchaîner très vite maintenant avec dans 8 jours le semi-marathon de St Mars-La-Jaille, en Loire-Atlantique, puis 2 semaines plus tard les 20kms de Paris le 10 octobre avec l’association Don de Soi – Don de Vie. A ce propos, venez nombreux encourager les coureurs –dont votre serviteur !- qui vont prendre part à cette course sous les couleurs de l’association ! 

Côté sciences : Cultures d’organes, elles vont révolutionner les greffes !

Lundi 6 septembre 2010

pourcentageprlvement.jpgEn France, seulement la moitié des sujets en état de mort encéphalique sont prélevés d’au moins un organe. Avec plus de 30% de refus, l’opposition au don constitue la 1ère cause de non prélèvement. 

La méconnaissance de la position du donneur ajoutée au contexte tragique de la disparition du défunt place les proches de la victime devant un cas de conscience très pénible lorsque l’on vient leur parler du don d’organes. Non préparés, trop bouleversés, ils ne possèdent souvent pas le discernement nécessaire pour aborder cette question brutale et préfèrent souvent s’en remettre au doute quant aux intentions du défunt et refusent le prélèvement. 

Après quelques temps, beaucoup regrettent leur décision mais estimaient que cela était au-dessus de leur force au moment d’effectuer ce choix. 

Insistons de nouveau ici sur l’importance de faire part de ses intentions concernant le don d’organes, car outre le fait qu’on pourra probablement ainsi faire reculer le taux de refus, on évitera à ses proches de prendre une décision douloureuse et qu’ils pourront regretter a posteriori… 

Rappelons qu’à l’heure actuelle plus de 400 personnes parmi celles inscrites sur liste d’attente décèdent chaque année faute de don. 

Une autre façon de faire progresser le don provient des progrès considérables réalisés par la recherche biomédicale. Depuis les 1ers essais de greffe de rein et de foie dans les années 1950 jusqu’à la 1ère greffe totale du visage réalisée cette année en passant bien évidemment par la très médiatique 1ère greffe du cœur du Pr Christiaan Barnard effectuée en 1967 en Afrique du Sud, ce sont autant d’exploits réalisés par tous ces pionniers de la greffe. A cela on peut ajouter la découverte des groupements tissulaires HLA, la mise au point des médicaments anti-rejets et bien d’autres avancées scientifiques majeures qui ont permis d’améliorer considérablement le succès des greffes d’organes et la qualité de vie des patients. 

Un article du n° de septembre de « Sciences et Vie » relate une découverte importante obtenue par une équipe américaine dans le domaine novateur des cultures d’organes (cf. fichiers ci-dessous). Si l’on sait depuis longtemps cultiver des cellules sur une surface plane, structurer des cellules en trois dimensions s’avère particulièrement délicat. De nombreux projets de recherche ont pour ambition de créer des organes « bioartificiels » en faisant pousser des cellules sur des charpentes en polymères qui miment la structure d’un cœur ou d’un rein. Cette approche se révèle toutefois difficile à mettre en œuvre compte tenu de la complexité des organes à imiter… 

Côté sciences : Cultures d’organes, elles vont révolutionner les greffes ! pdf p2.pdfpdf p3.pdfpdf p4.pdfpdf p5.pdfpdf p7.pdf

Ressusciter un organe avec des cellules neuves ! 

Certains chercheurs sont donc partis du postulat suivant : puisque aucun polymère n’est capable de reproduire un organe à l’identique, pourquoi ne pas partir directement de l’organe lui-même ! En d’autres termes, utiliser l’armature naturelle de l’organe qui soutient les cellules pour y faire pousser de nouvelles cellules et reconstituer ainsi un nouvel organe. 

L’idée de ces chercheurs était donc de débarrasser un organe des cellules qui le tapissent et de le réensemencer ensuite avec les cellules du receveur. La première véritable prouesse dans ce domaine est venue de l’équipe de Doris Taylor de l’université du Minnesota. En 2008, cette équipe prélève un cœur de rat et lui fait subir un traitement à l’aide d’un détergent afin d’éliminer toutes les cellules. Ils mettent ainsi le coeur « à nu » (jolie expression je sais !) pour récupérer uniquement la matrice, c’est-à-dire la charpente de l’organe. Ils y implantent alors de nouvelles cellules cardiaques et ont l’immense surprise de voir le cœur se remettre à battre au bout de 4 jours ! La prouesse scientifique sera complète 2 ans plus tard lorsqu’après avoir appliqué le même protocole sur un nouveau cœur de rat, la même équipe parviendra à transplanter avec succès ce cœur « bioartificiel ». Cette technique « miraculeuse » a depuis été transposée avec succès sur un foie et des poumons d’autres rongeurs. 

Les chercheurs souhaitent désormais utiliser des cellules souches qui présentent l’énorme avantage de pouvoir donner n’importe quel type de cellules en très grand nombre… 

Si ces techniques n’en sont encore qu’à leur balbutiement, la recherche humaine commence déjà à s’y intéresser. Des essais préliminaires ont été effectués récemment sur des cœurs humains provenant de donneurs décédés et trop abîmés pour être greffés et le processus de décellularisation semble d’ores et déjà bien fonctionner. Le prochain défi majeur sera donc de recellulariser une de ces charpentes cardiaques avec des cellules d’un receveur potentiel : une vraie révolution dans le domaine des greffes d’organes ! Selon Francisco Fernandez-Avilés, un chercheur espagnol pionnier dans ces recherches : « Les premiers essais cliniques pourront débuter d’ici 3 ans, et cette technique pourrait être appliquée en cardiologie d’ici 7 à 10 ans ». En outre, l’avantage majeur de l’utilisation d’une telle matrice extracellulaire est qu’elle ne provoque pas de réactions immunitaires et donc pas de rejet. Et l’article Sciences et Vie de conclure : « L’ère des organes cultivés ne fait que commencer ». Autant d’espoir pour les malades. 

En route vers le marathon 

Côté sportif, la préparation marathon bat son plein et se déroule à peu près bien. Quelques vieilles douleurs au genou et à la hanche m’accompagnent désormais quasiment à chaque sortie mais rien pour l’instant qui ne puisse contrarier ma progression. Il me reste désormais 27 séances d’entraînement à boucler avant le jour J, le 24 octobre à Vincennes ! 

Le premier test se rapproche à grands pas puisque dans 3 semaines je prends part au semi-marathon de St Mars-La-Jaille, en Loire-Atlantique, une épreuve grandeur nature qui permettra de m’étalonner avant la distance phare du marathon. 

Viendront ensuite les 20kms de Paris, une épreuve festive avec l’association Don de Soi – Don de Vie. A ce propos, il est encore temps de nous rejoindre pour courir sous les couleurs de l’association (voir article précédent) ! Alors plus d’hésitation car après ce sera trop tard !