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Archive pour octobre 2010

Un Marathon pour Don de Soi – Don de Vie

Lundi 25 octobre 2010

3h 29min 46sec ! 

Non, ce n’est pas le temps qu’il m’a fallu pour monter un meuble Ikea (ça me prendrait davantage de temps !Sourire) mais mon chrono au marathon de Vincennes et des Bords de Marne couru hier matin. Un Marathon pour l’association Don de Soi – Don de Vie ! 

Un aboutissement après 3 mois de préparation, d’entraînement, et quelques sacrifices… Mon aventure marathon a démarré au début de l’été avec mon inscription à cette 1ère édition du marathon de Vincennes et des Bords de Marne. Ayant l’intention de faire un marathon d’automne, j’ai de suite été convaincu par ce nouveau marathon parisien et son tracé bucolique qui emprunte en grande partie les allées du Bois de Vincennes (mes chemins d’entraînement !) et les Bords de Marne. Dès lors, je préparai minutieusement pendant mes vacances de juillet mon plan d’entraînement à partir de différents programmes récupérés sur le net ou dans des magazines de course à pied. Avec un record sur semi-marathon de 1h34, je prévoyais un objectif « raisonnable » de 3h30. 

Je débutais donc ma préparation fin juillet à base de 4 sorties hebdomadaires. Je ne dérogerai par la suite jamais au plan initialement élaboré, même si je réalisais certains entraînements à allure plus modérée que prévue ou au contraire en allongeant un peu une séance en fonction des sensations et de la fatigue. Car si les 1ères semaines s’avéraient relativement cool, le rythme et les longueurs des séances s’intensifiaient progressivement jusqu’à atteindre un pic 2 semaines avant la course. 

J-15 : les 2 dernières semaines sont davantage consacrées à la récupération, les dés étant jetés pour ce qui est de la préparation. Cette dernière quinzaine sert donc à s’immerger dans l’événement et à se projeter vers l’objectif annoncé. 

J-7 : c’est l’heure des interrogations, des inquiétudes, du stress d’avant course… On est à l’affût des moindres signaux négatifs : prévisions météo défavorables, dernières sorties poussives, douleur au genou, jusqu’à la pénurie d’essence qui risquait de remettre en cause le déroulement du marathon en lui-même… Ce dernier point aura toutefois eu raison de la participation de plusieurs centaines de coureurs… 

J-3 : cette fois-ci, plus aucune négligence ! Une attention toute particulière est donnée à l’alimentation à base de viande blanche, féculents et bien sûr pas d’alcool (snif ! Sourire). Je prévois également les affaires que j’emmènerai dimanche matin. Ne rien oublier pour ne pas être perturbé le jour J. 

1006444.jpgJ-1 : l’heure d’une dernière petite sortie de 20min pour rappeler aux jambes qu’elles doivent rester éveillées pour rentrer en action le lendemain. C’est aussi le moment d’aller récupérer le dossard. Un petit saut en voiture jusqu’à l’esplanade du Château de Vincennes et l’on est rendu au village Marathon un brin désert…

1006445.jpgDommage pour l’absence d’atmosphère festive qui précède les grandes courses parisiennes mais au moins pas d’attente pour récupérer dossard, puce et maillot ! …contrairement aux 20kms de Paris ou l’attente était pénible. Je m’imprègne des lieux, de la configuration de la zone d’arrivée… Je suis déjà dans la(ma) course. Pour le repas du soir, impossible de déroger à la sacro-sainte « pasta party » ! J’effectue ensuite les rituels de fixation du dossard sur mon maillot et de la puce électronique sur une de mes baskets (la gauche, toujours la gauche ! Sourire). Vient ensuite le moment de trouver le sommeil car il faut se lever tôt. 

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5h40 : le réveil me tire d’une profonde torpeur… la nuit a été pourrie… Les petits se sont réveillés 5-6 fois… Un effet de la pleine lune ? Je me lève en tout cas sans sensation de fatigue excessive, c’est plutôt de bonne augure malgré le manque de sommeil. J’avale un solide petit déjeuner (3h avant !) en me préoccupant des dernières prévisions météo. Moins pire que prévu apparemment… un signe positif, je prends ! Je décide d’aller me rallonger un peu avant de partir et me fait aussitôt rattraper à 6h30 par deux gnomes surexcités… Pleine lune ou état normal, je n’ai pas le courage de me poser la question et me résigne à finir de me préparer tranquillement. 

7h40 : l’heure du départ, en voiture, à destination du Château de Vincennes. La météo s’est encore plantée lamentablement, l’orage de la veille et les averses promises ont laissé la place à un ciel parfaitement dégagé, sans vent, et à des températures fraîches mais tout à fait supportables ; rien à voir avec les -4°C et le vent glacial qui soufflait sur le dernier semi-marathon de Paris en mars ! Un maillot à manches longues sous mon débardeur suffira amplement à me protéger du froid. Je garderai tout de même ma paire de gants fins… Je me dirige tranquillement vers la zone de départ au niveau de l’Hôtel de Ville de Vincennes où les derniers préparatifs vont bon train. 

8h30 : un footing léger ½ heure avant le départ complété par quelques étirements constituera mon seul échauffement. On n’est pas ici sur un 10kms, les muscles auront le temps de monter en température pendant les 1ers kilomètres. La sono pousse les décibels sur un tube de David Guetta : ça chauffe, ça chauffe ! Les meneurs d’allure sont particulièrement dans l’ambiance et se déhanchent volontiers agitant leurs drapeaux respectifs dans un joli balai chamarré. Je repère la « flamme » des 3h30 : ce sera le bleu et Pascal notre guide dans cette quête d’exploit ! 

8h50 : je tente de rejoindre le sas dédié aux 3h30 dans la zone de départ mais me fait refouler car je n’avais pas précisé d’objectif horaire au moment de l’inscription… Qu’importe, je me place légèrement derrière mais nous ne sommes « que » 1 500 au départ, je reviendrai donc vite sur ce groupe. Certains dissertent sur leur manque de préparation : info ou intox, chacun essaye de limiter la portée de l’événement ou de sa propre performance à venir mais la plupart sont venus pour donner le meilleur d’eux-mêmes et laisser un peu de leurs tripes dans ce charmant Bois de Vincennes. 

8h59 : c’est le départ des handisports. Tout le monde applaudit et se reconcentre aussitôt car le départ est imminent ; les coureurs se tassent un peu plus, impatients d’en découdre désormais. Je place mes doigts sur mon cardiofréquencemètre, prêt à le déclencher au moment du passage sur les tapis de détection dont le « bip » caractéristique sonne le départ réel de mon aventure marathon. 

9h : et c’est parti ! J’ai les yeux rivés sur cette flamme bleue qui émerge de la masse des coureurs environ 100-150m devant moi. Je me dis qu’il faut revenir dessus mais sans précipitation, de toute façon les rues sont assez étroites et la progression reste compliquée dans les premiers hectomètres obligeant quelque peu à slalomer entre les coureurs pour trouver son rythme de croisière, rien à voir toutefois avec les autres courses de masse parisiennes ou on piétine littéralement au début… 

1006450.jpgSans paniquer ni forcer mon allure, je reviens petit à petit sur le groupe des « 3-30 » que je rejoins dès le 2ème kilo. Les 8ers kms ne sont pas les plus intéressants du parcours. On réalise une boucle et 1/2 dans les rues de Vincennes dont une partie en bordure du RER… Ceci offre toutefois l’avantage aux accompagnants de nous voir à plusieurs reprises et donc de pouvoir bénéficier de l’encouragement des miens. Je profite de ces premiers kms pour me glisser au sein du peloton qui suit notre éclaireur Pascal et rester ainsi au maximum à l’abri. Le 1er ravitaillement arrive au 5ème kilo.

1006451.jpgBloqué au milieu du groupe, je me retrouve embarqué dans le flot de coureurs et doit me résoudre à rater ce 1er ravito… Les tables de ravitaillement sont beaucoup trop courtes et ne peuvent suffire à absorber ce flux massif de coureurs… Ce sera le seul point noir d’une très bonne organisation qui débutait sur cette nouvelle épreuve et manquait donc de repères.

1006452.jpgAprès le 8ème km, nous effectuons un crochet à gauche pour s’enfoncer dans le Bois de Vincennes via l’avenue de Nogent, une portion super roulante ou on se sent pousser des ailes. Mes sensations sont excellentes et Pascal nous pilote comme un métronome avec des temps de passage parfaits. Je trouve même l’allure un peu « molle » mais me résous à suivre mes plans initiaux et à me maintenir dans ce groupe où l’ambiance est bon enfant. Pascal nous encourage, ça discute, ça plaisante, tout le monde se sent bien… pour l’instant… 

1006453.jpgAux 11e et 12e kms, on effectue dans un sens puis dans l’autre l’avenue de Minimes (lieu de l’arrivée du semi de Paris). On aperçoit les coureurs de l’autre côté de la route et on croise notamment le meneur des « 3-15 ». On est à une petite encablure du château et de la zone d’arrivée… Mais cette fois-ci on met le cap à l’est vers le Lac des Minimes dont nous effectuons le tour. Même si je connais parfaitement le coin, j’apprécie toujours ce petit écrin de verdure de toute beauté si proche de Paris. Je croise de nouveau mes supporters, ce sera la dernière fois avant l’arrivée… 

L’inconvénient de courir en groupe est le risque de bousculade et de chute, ce qui arrivera à la seule femme du groupe à l’approche du kilomètre 15… Cet incident de course, heureusement sans gravité, ne l’empêchera pas de revenir rapidement sur le groupe. 

Vers le 19e km, nous rejoignons la Marne au niveau du Pont de Joinville pour effectuer sur une dizaine de kms un aller-retour de part et d’autre de la Marne. Le coin est très plaisant et le profil roulant. Quelques trop rares badauds sont là pour nous encourager, ce qui réchauffe toujours le cœur. Au pont de Bry-sur-Marne, entre le 24e et 25e km, nous franchissons la Marne pour revenir vers le Bois de Vincennes que nous avons déjà quitté depuis un petit moment… Notre groupe est toujours compact et solidaire même si tout le monde apparaît plus concentré sur son effort. 

Mes sensations sont toujours aussi bonnes et j’envisage très sereinement le fameux « Mur » du 30e km. L’envie même me démange d’improviser une petite chanson « Mais il est où le Mur… » mais me ravise tout de suite car je ne sens plus mes petits camarades prêts à trop rigoler… Connaissant assez bien la configuration du parcours, je sais que le « mur » du 30e ne se fera pas qu’au sens figuré car une côte de 800m se profile. Après le ravitaillement du 30e qui précède cette côte, le groupe commence à se déliter quelque peu et on perd petit à petit quelques unités qui n’arrivent plus à revenir dans la foulée de Pascal. Le « mur » égrènera un peu plus notre peloton qui a déjà pas mal fondu. Je bloque ma foulée dans celle de Pascal pour ne pas trop subir cette difficulté que je passe sans trop de problème. Elle aura toutefois laissé des traces dans les organismes. Au 31e km, quelques coureurs reviennent et le groupe se reconstitue un peu. La solidarité est là et les encouragements se font plus présents entre coureurs. Les jambes(mes) commencent à être plus lourdes. Je suis toujours sans difficulté notre flamme bleue mais je ne fanfaronne plus… On entame le tour de l’hippodrome et je sais que le faux plat entre le 32e et le 33e va faire très mal… Ce sera pire que prévu ! 

Une erreur de kilométrage au km 33 va précipiter l’éclatement définitif des « 3-30 »… Pascal, qui pensait que nous étions bien calés dans la moyenne horaire requise s’aperçoit dès lors que nous avons plus d’une minute de retard sur l’horaire prévu et se met à accélérer nettement. Ce changement d’allure aura raison de nombre de coureurs du groupe qui faisaient l’élastique depuis déjà 2 à 3 kms. Cette fois-ci la donne a changé et je sais que les 6 derniers kms, tout en virages et en relances vont être très difficiles… Je serre désormais les dents et les points car ce changement d’allure a grandement entamé mes forces. J’estime à 8-10 le nombre d’unités encore accrochées aux baskets de notre meneur d’allure, alors que nous étions 30 à 40 quelques kms plus tôt. J’essaye de repousser simultanément point de côté et envie de craquer… J’entends des « J’en peux plus » à mes côtés qui font échos aux encouragements de Pascal qui nous poussent à nous accrocher. Je regarde sans cesse mon chrono : plus que 25min, plus que 20min… Qu’est-ce que 20min de course à pied ? Quedal !! sauf après plus de 3h de course… 

1006454.jpgMa foulée n’est plus du tout fluide, j’essaye de ne pas flancher, de visualiser des images positives (l’arrivée, mes proches, ma performance, le Don de Soi…). Je ne sais plus si je ne sens plus mes jambes ou si elles me font trop mal, impression bizarre… Ne pas laisser 2-3 mètres d’écart car je sais que ce sera fatal. Nous ne sommes plus que 4-5 à l’approche du dernier ravito au km 40. Je sais que Pascal ne ralentira pas, dois-je prendre quelque chose quand même ? Plus trop lucide, je me décale quand même sur la droite et attrape au vol un gobelet dont je prends une gorgée avant de le jeter. Juste psychologique sans doute mais c’est ce qui compte le plus sur cette fin de course. Ne pas abdiquer, refouler la douleur de ces cuisses qui deviennent trop dures. 

1006455.jpgLe dernier kilo, je ne peux réfréner un cri de rage en serrant plus fort les poings, je sais que c’est presque gagné. Les larmes me montent aux yeux et je reçois une petite dose d’adrénaline salvatrice en voyant mes proches environ 100m avant l’arche d’arrivée. Je prends par la main mon petit bonhomme de 3 ans qui fait tourner aussitôt ces petites jambes aussi vite qu’il peut. Les spectateurs massés prêts de l’arrivée se mettent alors à nous acclamer à tout rompre à la vue de ce petit bout de choux accompagnant fièrement son papounet : c’est du délire ! On franchit la ligne et je lui tombe dans les bras sans qu’il ne comprenne vraiment ce qui se passe. 

1006456.jpg1006458.jpgJe viens de boucler un marathon pour le Don de soi et l’association de Marie Berry. 

Je suis épuisé, j’ai trop mal aux jambes mais c’est si fort ! 

 

The lutin 

J+7 & J-7

Dimanche 17 octobre 2010

Dimanche dernier avaient lieu les 20kms de Paris, la 2ème course française en terme de nombre de compétiteurs (22 000 !) après le marathon de Paris. L’occasion était donc belle pour l’Association Don de Soi – Don de Vie d’assurer la promotion du don d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse. 

Rendez-vous était donc donné au pied de la Tour Eiffel (le gauche !) en ce dimanche matin à un petit groupe de coureurs pour parcourir les rues de la capitale sous les couleurs de l’association. Nous nous retrouvions ainsi à 4 coureurs, Arianne, Daniel, Laurent (notre GO !) et le petit lutin, prêts à assurer le « show » avec nos T-shirts et nos ballons colorés ! 

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J+7 & J-7 pdf 661.pdfpdf 641.pdfpdf 601.pdf

(vous pouvez retrouver d’autres photos sur le lien suivant : http://www.facebook.com/group.php?gid=143807748977276) 

Nous avons eu la bonne idée de nous répartir « volontairement » au sein du peloton, Daniel partant en éclaireur aux avant-postes, Laurent et moi-même nous plaçant au milieu du peloton pendant qu’Ariane assurait nos « arrières » ;o). 

Nous avons tous tenu bon jusqu’au bout malgré la distance (déjà très respectable !) et la chaleur sur le final. Les ballons accrochés dans notre dos nous ont bien aidés à nous faire repérer et à attirer des encouragements. 

C’était une expérience très sympa, qu’il faudra renouveler en espérant que ce petit groupe de « pionniers » que nous formions sera plus conséquent la prochaine fois pour gonfler un peu ce petit ruisseau ! D’autres coureurs ont apparemment également participé mais nous n’avons malheureusement pas pu nous retrouver à temps pour prendre le départ ensemble…

Dimanche prochain, la Tour Eiffel cèdera sa place au Château de Vincennes. Autre symbole, autre défi pour le petit lutin qui prendra part au Marathon de Vincennes et des Bords de Marne, un nouveau marathon dans le calendrier des courses parisiennes. Parmi les 2 000 engagés figurera donc un petit lutin jaune qui ambitionne de boucler l’épreuve en 3h30 tout en soutenant l’association de Marie. On verra bien car le profil n’est pas si aisé et les conditions météo risquent de se dégrader…

http://www.sportpassionevenement.com/courses/marathon_vincennes/

Il me reste 3 sorties « cool » de programmées avant le jour J. C’est désormais la phase de récupération, les dés sont jetés !

Dimanche prochain, je serai sans aucun doute épuisé, fourbu, « cassé », mais fier d’avoir une nouvelle fois « donné de moi » pour le don de vie. 

Naïf plutôt qu’inactif

Samedi 9 octobre 2010

En 2009, le Don de Vie (don d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse) était labellisé Grande Cause Nationale par le premier ministre. Sensibilisé par cette cause, je découvrais au hasard de quelques clics sur internet l’Association Don de Soi – Don de Vie que venait de fonder Marie Berry. J’ai tout de suite adhéré à la philosophie de l’Association qui prônait le Don de Soi au sens large, en soutenant toute forme de don (organes, sang, moelle osseuse).

J’avais bien sûr comme beaucoup entendu parler de l’histoire de Marie qui a reçu un rein de son frère Richard et été touché par le film retraçant le parcours de cette greffe. L’idée de soutenir cette association a germé aussitôt, tout comme la manière de le faire.

Coureur à pied amateur, j’ai vu apparaître ces dernières années de plus en plus d’associations caritatives sur les épreuves dont certaines comme Odyssea parviennent à rassembler des milliers de femmes pour la lutte contre le cancer du sein, ou d’autres comme les Dunes d’Espoir permettent à des enfants handicapés de prendre part à des courses pédestres en étant solidement installés dans une joëllette poussée à tour de rôle par plusieurs coureurs. Je me rappelle avoir été admiratif de cette démarche et ému par l’attitude des coureurs et des spectateurs qui encourageaient ce drôle d’équipage. maillot1.jpgMon choix était donc fait : je porterai un maillot au nom de l’association ! Un maillot jaune (ma couleur préférée !) qui a le mérite d’être plus facilement repérable. Je cherchais un slogan en rapport avec la course à pied pour marquer davantage la communauté des coureurs : « Du cœur pour courir, du cœur pour donner ». C’est vrai quoi, si tous ces coureurs qui sont sur la ligne de départ sont capables d’aligner 10 ou 20 bornes ils sont sûrement aussi capables de donner leur sang ou leurs plaquettes, non ! C’est naïf vous trouvez ? 

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

montagneespagnepyrenneesruisseau1.jpgJe postais dès lors un message sur le site de l’association pour expliquer ma démarche et j’étais contacté peu de temps après par Marie dont l’engagement et le soutien ont définitivement fini de me convaincre et m’ont boosté un max pour finaliser mon projet ! Je me rappelle lui avoir dit clairement au téléphone que ma démarche était sans prétention et qu’elle m’avait répondu cette phrase : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières ». Cette petite phrase d’une banalité et d’une naïveté ahurissante est pourtant d’une force prodigieuse. Je me remémorais alors des moments passés lorsque je m’engageais au profit du Téléthon pour aller collecter quelques sous par ci par là et la fierté cependant d’avoir apporté ma petite pierre à l’édifice. Oui c’était comme ça que je voyais les choses : la naïveté cache une force insoupçonnée qui peut réaliser des choses étonnantes. C’est sans doute cette perte de naïveté qui rend aujourd’hui les gens plus réticents à s’engager et à se refermer sur leur individualisme entre les « ça ne sert à rien », « je ne me sens pas concerné », « j’ai mes propres problèmes », « pas le temps »…  C’est pourtant souvent si simple, il faut juste « oser ».

Demain auront lieu les 20kms de Paris dont le départ s’effectuera à 10h le 10/10/2010 du pied de la Tour Eiffel.

Demain nous serons 12 « naïfs » à prendre part à cette course en portant un maillot au nom de l’association Don de Soi – Don de Vie

Demain j’aurai encore cette naïveté de croire qu’un des 20000 coureurs qui verra mon maillot pourra se dire : « Tiens ça fait effectivement longtemps que j’ai donné mon sang » ou bien « J’avais une carte de donneur d’organes avant, où est-elle ? » 

Demain j’aurai le privilège d’être cette goutte d’eau dans ce petit ruisseau et j’en suis très fier !

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Un semi-marathon côté nature…

Dimanche 3 octobre 2010

cimg7237.jpgDimanche dernier avait lieu le semi-marathon de la Haute Vallée de l’Erdre, à St Mars-la-Jaille (44). C’était l’occasion pour le Petit Lutin de se tester en vue du Marathon de Vincennes et des Bords de Marne du 24 octobre prochain. 

La petite gelée du matin a vite fait place grâce au soleil à une météo très clémente pour la pratique de la course à pied. 

cimg7245.jpgSi côté météo tout était nickel, le profil du parcours réservait pas mal de surprises… Réparti en 2 boucles de 10 kms, le semi débutait par 2-3 kms assez éprouvants avec l’enchaînement de 2 faux plats-côtes avant d’atteindre les sous-bois. Si cette seconde partie en forêt était agréable et bucolique, elle en restait néanmoins ardue avec pas mal de petites difficultés sur un terrain piégeux (ornières, pierres, racines…). Le retour vers la ville s’effectuait à travers champs, en pleine nature. « Nature », au final ce terme sied davantage à cette course qui emprunte autant au trail qu’à un semi classique. 

maillot.jpgCe parcours accidenté ne facilitait d’ailleurs pas la mise en place d’une allure constante, ce que j’avais envisagé pour répéter l’allure marathon. Je suis pourtant satisfait car avec un chrono de 1h41, je suis rentré dans les clous de mon objectif de 1h43 que je m’étais fixé. Quand on voit que le 2ème coureur arrive en 1h20, je mesure encore mieux la difficulté du parcours et ma performance somme toute honorable d’autant plus que je me suis fait plaisir sans jamais me mettre dans le « rouge ». Et puis c’était surtout l’occasion de montrer une nouvelle fois mon beau maillot jaune de militant du Don de soi et de l’association de Marie Berry !!… et qui sait peut-être susciter quelques vocations. 

J’ai particulièrement soigné la récupération à coup de sangria, charcuterie et autres bons plats arrosés d’excellents vins :o) !!… d’où peut-être les jambes un peu lourdes que j’ai traînées au cours de la semaine… 

Et ce dimanche matin, j’ai bien senti ma sortie de 2h10 : dur, dur… M’enfin, je m’accroche, le marathon est désormais dans 3 semaines et il me reste 11 séances d’entraînement dont les plus difficiles à accomplir dans les 10 prochains jours… 

C’est par ailleurs dans une semaine qu’auront lieu les 20 kms de Paris pour lesquels nous serons nombreux je l’espère à courir sous les couleurs de l’association Don de Soi-Don de Vie avec Marie ! 

Venez tous nous soutenir le dimanche 10/10/2010 à 10h du côté de la Tour Eiffel !!