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Un Marathon pour Don de Soi – Don de Vie

Lundi 25 octobre 2010

3h 29min 46sec ! 

Non, ce n’est pas le temps qu’il m’a fallu pour monter un meuble Ikea (ça me prendrait davantage de temps !Sourire) mais mon chrono au marathon de Vincennes et des Bords de Marne couru hier matin. Un Marathon pour l’association Don de Soi – Don de Vie ! 

Un aboutissement après 3 mois de préparation, d’entraînement, et quelques sacrifices… Mon aventure marathon a démarré au début de l’été avec mon inscription à cette 1ère édition du marathon de Vincennes et des Bords de Marne. Ayant l’intention de faire un marathon d’automne, j’ai de suite été convaincu par ce nouveau marathon parisien et son tracé bucolique qui emprunte en grande partie les allées du Bois de Vincennes (mes chemins d’entraînement !) et les Bords de Marne. Dès lors, je préparai minutieusement pendant mes vacances de juillet mon plan d’entraînement à partir de différents programmes récupérés sur le net ou dans des magazines de course à pied. Avec un record sur semi-marathon de 1h34, je prévoyais un objectif « raisonnable » de 3h30. 

Je débutais donc ma préparation fin juillet à base de 4 sorties hebdomadaires. Je ne dérogerai par la suite jamais au plan initialement élaboré, même si je réalisais certains entraînements à allure plus modérée que prévue ou au contraire en allongeant un peu une séance en fonction des sensations et de la fatigue. Car si les 1ères semaines s’avéraient relativement cool, le rythme et les longueurs des séances s’intensifiaient progressivement jusqu’à atteindre un pic 2 semaines avant la course. 

J-15 : les 2 dernières semaines sont davantage consacrées à la récupération, les dés étant jetés pour ce qui est de la préparation. Cette dernière quinzaine sert donc à s’immerger dans l’événement et à se projeter vers l’objectif annoncé. 

J-7 : c’est l’heure des interrogations, des inquiétudes, du stress d’avant course… On est à l’affût des moindres signaux négatifs : prévisions météo défavorables, dernières sorties poussives, douleur au genou, jusqu’à la pénurie d’essence qui risquait de remettre en cause le déroulement du marathon en lui-même… Ce dernier point aura toutefois eu raison de la participation de plusieurs centaines de coureurs… 

J-3 : cette fois-ci, plus aucune négligence ! Une attention toute particulière est donnée à l’alimentation à base de viande blanche, féculents et bien sûr pas d’alcool (snif ! Sourire). Je prévois également les affaires que j’emmènerai dimanche matin. Ne rien oublier pour ne pas être perturbé le jour J. 

1006444.jpgJ-1 : l’heure d’une dernière petite sortie de 20min pour rappeler aux jambes qu’elles doivent rester éveillées pour rentrer en action le lendemain. C’est aussi le moment d’aller récupérer le dossard. Un petit saut en voiture jusqu’à l’esplanade du Château de Vincennes et l’on est rendu au village Marathon un brin désert…

1006445.jpgDommage pour l’absence d’atmosphère festive qui précède les grandes courses parisiennes mais au moins pas d’attente pour récupérer dossard, puce et maillot ! …contrairement aux 20kms de Paris ou l’attente était pénible. Je m’imprègne des lieux, de la configuration de la zone d’arrivée… Je suis déjà dans la(ma) course. Pour le repas du soir, impossible de déroger à la sacro-sainte « pasta party » ! J’effectue ensuite les rituels de fixation du dossard sur mon maillot et de la puce électronique sur une de mes baskets (la gauche, toujours la gauche ! Sourire). Vient ensuite le moment de trouver le sommeil car il faut se lever tôt. 

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5h40 : le réveil me tire d’une profonde torpeur… la nuit a été pourrie… Les petits se sont réveillés 5-6 fois… Un effet de la pleine lune ? Je me lève en tout cas sans sensation de fatigue excessive, c’est plutôt de bonne augure malgré le manque de sommeil. J’avale un solide petit déjeuner (3h avant !) en me préoccupant des dernières prévisions météo. Moins pire que prévu apparemment… un signe positif, je prends ! Je décide d’aller me rallonger un peu avant de partir et me fait aussitôt rattraper à 6h30 par deux gnomes surexcités… Pleine lune ou état normal, je n’ai pas le courage de me poser la question et me résigne à finir de me préparer tranquillement. 

7h40 : l’heure du départ, en voiture, à destination du Château de Vincennes. La météo s’est encore plantée lamentablement, l’orage de la veille et les averses promises ont laissé la place à un ciel parfaitement dégagé, sans vent, et à des températures fraîches mais tout à fait supportables ; rien à voir avec les -4°C et le vent glacial qui soufflait sur le dernier semi-marathon de Paris en mars ! Un maillot à manches longues sous mon débardeur suffira amplement à me protéger du froid. Je garderai tout de même ma paire de gants fins… Je me dirige tranquillement vers la zone de départ au niveau de l’Hôtel de Ville de Vincennes où les derniers préparatifs vont bon train. 

8h30 : un footing léger ½ heure avant le départ complété par quelques étirements constituera mon seul échauffement. On n’est pas ici sur un 10kms, les muscles auront le temps de monter en température pendant les 1ers kilomètres. La sono pousse les décibels sur un tube de David Guetta : ça chauffe, ça chauffe ! Les meneurs d’allure sont particulièrement dans l’ambiance et se déhanchent volontiers agitant leurs drapeaux respectifs dans un joli balai chamarré. Je repère la « flamme » des 3h30 : ce sera le bleu et Pascal notre guide dans cette quête d’exploit ! 

8h50 : je tente de rejoindre le sas dédié aux 3h30 dans la zone de départ mais me fait refouler car je n’avais pas précisé d’objectif horaire au moment de l’inscription… Qu’importe, je me place légèrement derrière mais nous ne sommes « que » 1 500 au départ, je reviendrai donc vite sur ce groupe. Certains dissertent sur leur manque de préparation : info ou intox, chacun essaye de limiter la portée de l’événement ou de sa propre performance à venir mais la plupart sont venus pour donner le meilleur d’eux-mêmes et laisser un peu de leurs tripes dans ce charmant Bois de Vincennes. 

8h59 : c’est le départ des handisports. Tout le monde applaudit et se reconcentre aussitôt car le départ est imminent ; les coureurs se tassent un peu plus, impatients d’en découdre désormais. Je place mes doigts sur mon cardiofréquencemètre, prêt à le déclencher au moment du passage sur les tapis de détection dont le « bip » caractéristique sonne le départ réel de mon aventure marathon. 

9h : et c’est parti ! J’ai les yeux rivés sur cette flamme bleue qui émerge de la masse des coureurs environ 100-150m devant moi. Je me dis qu’il faut revenir dessus mais sans précipitation, de toute façon les rues sont assez étroites et la progression reste compliquée dans les premiers hectomètres obligeant quelque peu à slalomer entre les coureurs pour trouver son rythme de croisière, rien à voir toutefois avec les autres courses de masse parisiennes ou on piétine littéralement au début… 

1006450.jpgSans paniquer ni forcer mon allure, je reviens petit à petit sur le groupe des « 3-30 » que je rejoins dès le 2ème kilo. Les 8ers kms ne sont pas les plus intéressants du parcours. On réalise une boucle et 1/2 dans les rues de Vincennes dont une partie en bordure du RER… Ceci offre toutefois l’avantage aux accompagnants de nous voir à plusieurs reprises et donc de pouvoir bénéficier de l’encouragement des miens. Je profite de ces premiers kms pour me glisser au sein du peloton qui suit notre éclaireur Pascal et rester ainsi au maximum à l’abri. Le 1er ravitaillement arrive au 5ème kilo.

1006451.jpgBloqué au milieu du groupe, je me retrouve embarqué dans le flot de coureurs et doit me résoudre à rater ce 1er ravito… Les tables de ravitaillement sont beaucoup trop courtes et ne peuvent suffire à absorber ce flux massif de coureurs… Ce sera le seul point noir d’une très bonne organisation qui débutait sur cette nouvelle épreuve et manquait donc de repères.

1006452.jpgAprès le 8ème km, nous effectuons un crochet à gauche pour s’enfoncer dans le Bois de Vincennes via l’avenue de Nogent, une portion super roulante ou on se sent pousser des ailes. Mes sensations sont excellentes et Pascal nous pilote comme un métronome avec des temps de passage parfaits. Je trouve même l’allure un peu « molle » mais me résous à suivre mes plans initiaux et à me maintenir dans ce groupe où l’ambiance est bon enfant. Pascal nous encourage, ça discute, ça plaisante, tout le monde se sent bien… pour l’instant… 

1006453.jpgAux 11e et 12e kms, on effectue dans un sens puis dans l’autre l’avenue de Minimes (lieu de l’arrivée du semi de Paris). On aperçoit les coureurs de l’autre côté de la route et on croise notamment le meneur des « 3-15 ». On est à une petite encablure du château et de la zone d’arrivée… Mais cette fois-ci on met le cap à l’est vers le Lac des Minimes dont nous effectuons le tour. Même si je connais parfaitement le coin, j’apprécie toujours ce petit écrin de verdure de toute beauté si proche de Paris. Je croise de nouveau mes supporters, ce sera la dernière fois avant l’arrivée… 

L’inconvénient de courir en groupe est le risque de bousculade et de chute, ce qui arrivera à la seule femme du groupe à l’approche du kilomètre 15… Cet incident de course, heureusement sans gravité, ne l’empêchera pas de revenir rapidement sur le groupe. 

Vers le 19e km, nous rejoignons la Marne au niveau du Pont de Joinville pour effectuer sur une dizaine de kms un aller-retour de part et d’autre de la Marne. Le coin est très plaisant et le profil roulant. Quelques trop rares badauds sont là pour nous encourager, ce qui réchauffe toujours le cœur. Au pont de Bry-sur-Marne, entre le 24e et 25e km, nous franchissons la Marne pour revenir vers le Bois de Vincennes que nous avons déjà quitté depuis un petit moment… Notre groupe est toujours compact et solidaire même si tout le monde apparaît plus concentré sur son effort. 

Mes sensations sont toujours aussi bonnes et j’envisage très sereinement le fameux « Mur » du 30e km. L’envie même me démange d’improviser une petite chanson « Mais il est où le Mur… » mais me ravise tout de suite car je ne sens plus mes petits camarades prêts à trop rigoler… Connaissant assez bien la configuration du parcours, je sais que le « mur » du 30e ne se fera pas qu’au sens figuré car une côte de 800m se profile. Après le ravitaillement du 30e qui précède cette côte, le groupe commence à se déliter quelque peu et on perd petit à petit quelques unités qui n’arrivent plus à revenir dans la foulée de Pascal. Le « mur » égrènera un peu plus notre peloton qui a déjà pas mal fondu. Je bloque ma foulée dans celle de Pascal pour ne pas trop subir cette difficulté que je passe sans trop de problème. Elle aura toutefois laissé des traces dans les organismes. Au 31e km, quelques coureurs reviennent et le groupe se reconstitue un peu. La solidarité est là et les encouragements se font plus présents entre coureurs. Les jambes(mes) commencent à être plus lourdes. Je suis toujours sans difficulté notre flamme bleue mais je ne fanfaronne plus… On entame le tour de l’hippodrome et je sais que le faux plat entre le 32e et le 33e va faire très mal… Ce sera pire que prévu ! 

Une erreur de kilométrage au km 33 va précipiter l’éclatement définitif des « 3-30 »… Pascal, qui pensait que nous étions bien calés dans la moyenne horaire requise s’aperçoit dès lors que nous avons plus d’une minute de retard sur l’horaire prévu et se met à accélérer nettement. Ce changement d’allure aura raison de nombre de coureurs du groupe qui faisaient l’élastique depuis déjà 2 à 3 kms. Cette fois-ci la donne a changé et je sais que les 6 derniers kms, tout en virages et en relances vont être très difficiles… Je serre désormais les dents et les points car ce changement d’allure a grandement entamé mes forces. J’estime à 8-10 le nombre d’unités encore accrochées aux baskets de notre meneur d’allure, alors que nous étions 30 à 40 quelques kms plus tôt. J’essaye de repousser simultanément point de côté et envie de craquer… J’entends des « J’en peux plus » à mes côtés qui font échos aux encouragements de Pascal qui nous poussent à nous accrocher. Je regarde sans cesse mon chrono : plus que 25min, plus que 20min… Qu’est-ce que 20min de course à pied ? Quedal !! sauf après plus de 3h de course… 

1006454.jpgMa foulée n’est plus du tout fluide, j’essaye de ne pas flancher, de visualiser des images positives (l’arrivée, mes proches, ma performance, le Don de Soi…). Je ne sais plus si je ne sens plus mes jambes ou si elles me font trop mal, impression bizarre… Ne pas laisser 2-3 mètres d’écart car je sais que ce sera fatal. Nous ne sommes plus que 4-5 à l’approche du dernier ravito au km 40. Je sais que Pascal ne ralentira pas, dois-je prendre quelque chose quand même ? Plus trop lucide, je me décale quand même sur la droite et attrape au vol un gobelet dont je prends une gorgée avant de le jeter. Juste psychologique sans doute mais c’est ce qui compte le plus sur cette fin de course. Ne pas abdiquer, refouler la douleur de ces cuisses qui deviennent trop dures. 

1006455.jpgLe dernier kilo, je ne peux réfréner un cri de rage en serrant plus fort les poings, je sais que c’est presque gagné. Les larmes me montent aux yeux et je reçois une petite dose d’adrénaline salvatrice en voyant mes proches environ 100m avant l’arche d’arrivée. Je prends par la main mon petit bonhomme de 3 ans qui fait tourner aussitôt ces petites jambes aussi vite qu’il peut. Les spectateurs massés prêts de l’arrivée se mettent alors à nous acclamer à tout rompre à la vue de ce petit bout de choux accompagnant fièrement son papounet : c’est du délire ! On franchit la ligne et je lui tombe dans les bras sans qu’il ne comprenne vraiment ce qui se passe. 

1006456.jpg1006458.jpgJe viens de boucler un marathon pour le Don de soi et l’association de Marie Berry. 

Je suis épuisé, j’ai trop mal aux jambes mais c’est si fort ! 

 

The lutin 

J+7 & J-7

Dimanche 17 octobre 2010

Dimanche dernier avaient lieu les 20kms de Paris, la 2ème course française en terme de nombre de compétiteurs (22 000 !) après le marathon de Paris. L’occasion était donc belle pour l’Association Don de Soi – Don de Vie d’assurer la promotion du don d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse. 

Rendez-vous était donc donné au pied de la Tour Eiffel (le gauche !) en ce dimanche matin à un petit groupe de coureurs pour parcourir les rues de la capitale sous les couleurs de l’association. Nous nous retrouvions ainsi à 4 coureurs, Arianne, Daniel, Laurent (notre GO !) et le petit lutin, prêts à assurer le « show » avec nos T-shirts et nos ballons colorés ! 

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J+7 & J-7 pdf 661.pdfpdf 641.pdfpdf 601.pdf

(vous pouvez retrouver d’autres photos sur le lien suivant : http://www.facebook.com/group.php?gid=143807748977276) 

Nous avons eu la bonne idée de nous répartir « volontairement » au sein du peloton, Daniel partant en éclaireur aux avant-postes, Laurent et moi-même nous plaçant au milieu du peloton pendant qu’Ariane assurait nos « arrières » ;o). 

Nous avons tous tenu bon jusqu’au bout malgré la distance (déjà très respectable !) et la chaleur sur le final. Les ballons accrochés dans notre dos nous ont bien aidés à nous faire repérer et à attirer des encouragements. 

C’était une expérience très sympa, qu’il faudra renouveler en espérant que ce petit groupe de « pionniers » que nous formions sera plus conséquent la prochaine fois pour gonfler un peu ce petit ruisseau ! D’autres coureurs ont apparemment également participé mais nous n’avons malheureusement pas pu nous retrouver à temps pour prendre le départ ensemble…

Dimanche prochain, la Tour Eiffel cèdera sa place au Château de Vincennes. Autre symbole, autre défi pour le petit lutin qui prendra part au Marathon de Vincennes et des Bords de Marne, un nouveau marathon dans le calendrier des courses parisiennes. Parmi les 2 000 engagés figurera donc un petit lutin jaune qui ambitionne de boucler l’épreuve en 3h30 tout en soutenant l’association de Marie. On verra bien car le profil n’est pas si aisé et les conditions météo risquent de se dégrader…

http://www.sportpassionevenement.com/courses/marathon_vincennes/

Il me reste 3 sorties « cool » de programmées avant le jour J. C’est désormais la phase de récupération, les dés sont jetés !

Dimanche prochain, je serai sans aucun doute épuisé, fourbu, « cassé », mais fier d’avoir une nouvelle fois « donné de moi » pour le don de vie. 

Naïf plutôt qu’inactif

Samedi 9 octobre 2010

En 2009, le Don de Vie (don d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse) était labellisé Grande Cause Nationale par le premier ministre. Sensibilisé par cette cause, je découvrais au hasard de quelques clics sur internet l’Association Don de Soi – Don de Vie que venait de fonder Marie Berry. J’ai tout de suite adhéré à la philosophie de l’Association qui prônait le Don de Soi au sens large, en soutenant toute forme de don (organes, sang, moelle osseuse).

J’avais bien sûr comme beaucoup entendu parler de l’histoire de Marie qui a reçu un rein de son frère Richard et été touché par le film retraçant le parcours de cette greffe. L’idée de soutenir cette association a germé aussitôt, tout comme la manière de le faire.

Coureur à pied amateur, j’ai vu apparaître ces dernières années de plus en plus d’associations caritatives sur les épreuves dont certaines comme Odyssea parviennent à rassembler des milliers de femmes pour la lutte contre le cancer du sein, ou d’autres comme les Dunes d’Espoir permettent à des enfants handicapés de prendre part à des courses pédestres en étant solidement installés dans une joëllette poussée à tour de rôle par plusieurs coureurs. Je me rappelle avoir été admiratif de cette démarche et ému par l’attitude des coureurs et des spectateurs qui encourageaient ce drôle d’équipage. maillot1.jpgMon choix était donc fait : je porterai un maillot au nom de l’association ! Un maillot jaune (ma couleur préférée !) qui a le mérite d’être plus facilement repérable. Je cherchais un slogan en rapport avec la course à pied pour marquer davantage la communauté des coureurs : « Du cœur pour courir, du cœur pour donner ». C’est vrai quoi, si tous ces coureurs qui sont sur la ligne de départ sont capables d’aligner 10 ou 20 bornes ils sont sûrement aussi capables de donner leur sang ou leurs plaquettes, non ! C’est naïf vous trouvez ? 

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

montagneespagnepyrenneesruisseau1.jpgJe postais dès lors un message sur le site de l’association pour expliquer ma démarche et j’étais contacté peu de temps après par Marie dont l’engagement et le soutien ont définitivement fini de me convaincre et m’ont boosté un max pour finaliser mon projet ! Je me rappelle lui avoir dit clairement au téléphone que ma démarche était sans prétention et qu’elle m’avait répondu cette phrase : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières ». Cette petite phrase d’une banalité et d’une naïveté ahurissante est pourtant d’une force prodigieuse. Je me remémorais alors des moments passés lorsque je m’engageais au profit du Téléthon pour aller collecter quelques sous par ci par là et la fierté cependant d’avoir apporté ma petite pierre à l’édifice. Oui c’était comme ça que je voyais les choses : la naïveté cache une force insoupçonnée qui peut réaliser des choses étonnantes. C’est sans doute cette perte de naïveté qui rend aujourd’hui les gens plus réticents à s’engager et à se refermer sur leur individualisme entre les « ça ne sert à rien », « je ne me sens pas concerné », « j’ai mes propres problèmes », « pas le temps »…  C’est pourtant souvent si simple, il faut juste « oser ».

Demain auront lieu les 20kms de Paris dont le départ s’effectuera à 10h le 10/10/2010 du pied de la Tour Eiffel.

Demain nous serons 12 « naïfs » à prendre part à cette course en portant un maillot au nom de l’association Don de Soi – Don de Vie

Demain j’aurai encore cette naïveté de croire qu’un des 20000 coureurs qui verra mon maillot pourra se dire : « Tiens ça fait effectivement longtemps que j’ai donné mon sang » ou bien « J’avais une carte de donneur d’organes avant, où est-elle ? » 

Demain j’aurai le privilège d’être cette goutte d’eau dans ce petit ruisseau et j’en suis très fier !

Titre à visionner sur YouTube :

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Un semi-marathon côté nature…

Dimanche 3 octobre 2010

cimg7237.jpgDimanche dernier avait lieu le semi-marathon de la Haute Vallée de l’Erdre, à St Mars-la-Jaille (44). C’était l’occasion pour le Petit Lutin de se tester en vue du Marathon de Vincennes et des Bords de Marne du 24 octobre prochain. 

La petite gelée du matin a vite fait place grâce au soleil à une météo très clémente pour la pratique de la course à pied. 

cimg7245.jpgSi côté météo tout était nickel, le profil du parcours réservait pas mal de surprises… Réparti en 2 boucles de 10 kms, le semi débutait par 2-3 kms assez éprouvants avec l’enchaînement de 2 faux plats-côtes avant d’atteindre les sous-bois. Si cette seconde partie en forêt était agréable et bucolique, elle en restait néanmoins ardue avec pas mal de petites difficultés sur un terrain piégeux (ornières, pierres, racines…). Le retour vers la ville s’effectuait à travers champs, en pleine nature. « Nature », au final ce terme sied davantage à cette course qui emprunte autant au trail qu’à un semi classique. 

maillot.jpgCe parcours accidenté ne facilitait d’ailleurs pas la mise en place d’une allure constante, ce que j’avais envisagé pour répéter l’allure marathon. Je suis pourtant satisfait car avec un chrono de 1h41, je suis rentré dans les clous de mon objectif de 1h43 que je m’étais fixé. Quand on voit que le 2ème coureur arrive en 1h20, je mesure encore mieux la difficulté du parcours et ma performance somme toute honorable d’autant plus que je me suis fait plaisir sans jamais me mettre dans le « rouge ». Et puis c’était surtout l’occasion de montrer une nouvelle fois mon beau maillot jaune de militant du Don de soi et de l’association de Marie Berry !!… et qui sait peut-être susciter quelques vocations. 

J’ai particulièrement soigné la récupération à coup de sangria, charcuterie et autres bons plats arrosés d’excellents vins :o) !!… d’où peut-être les jambes un peu lourdes que j’ai traînées au cours de la semaine… 

Et ce dimanche matin, j’ai bien senti ma sortie de 2h10 : dur, dur… M’enfin, je m’accroche, le marathon est désormais dans 3 semaines et il me reste 11 séances d’entraînement dont les plus difficiles à accomplir dans les 10 prochains jours… 

C’est par ailleurs dans une semaine qu’auront lieu les 20 kms de Paris pour lesquels nous serons nombreux je l’espère à courir sous les couleurs de l’association Don de Soi-Don de Vie avec Marie ! 

Venez tous nous soutenir le dimanche 10/10/2010 à 10h du côté de la Tour Eiffel !! 

Je suis sur la liste, trop cool !

Samedi 18 septembre 2010

Elle est petite, plate, pas vraiment sexy, et plutôt arrondie dans les coins… mais elle peut procurer beaucoup d’émotions ! Elle ? Ma carte de donneur de moelle osseuse bien sûr !!!Langue

En février denier, le petit lutin publiait un article intitulé « C’est décidé, en 2010, je deviens donneur de moelle osseuse ! » (cf. archives). C’est désormais chose faite puisqu’après avoir passé avec succès une première série d’examens sanguins dont le fameux typage HLA, je viens de recevoir ma carte de donneur de molle osseuse. C’est donc avec beaucoup de fierté que je viens vous présenter ce petit bout de carton qui paraît tellement insignifiant mais qui est porteur d’espoir pour de nombreux patients.  img028.jpg J’espère que cela déclenchera des vocations parmi les lecteurs de ce blog !

Vous pouvez retrouver tout un tas d’informations sur le don de moelle osseuse dans l’article de février.

Pour rappel : La moelle osseuse, organe indispensable à la survie, produit les cellules souches hématopoïétiques (CHS) qui sont à l’origine des cellules sanguines : globules rouges pour transporter l’oxygène, globules blancs pour lutter contre les infections et plaquettes pour arrêter les saignements. La greffe de moelle osseuse a pour but la reconstitution du système immunitaire et la guérison de maladie graves. En bref, la greffe permet de remplacer la moelle osseuse malade par une moelle osseuse saine prélevée chez un donneur compatible. Elle représente à ce titre une chance importante de guérison pour de nombreux patients. Aujourd’hui en France, 2°400°personnes sont atteintes de maladies graves du sang et attendent une greffe de moelle osseuse. 

Pour obtenir tous les détails sur le don de moelle et s’inscrire comme donneur potentiel :

-Sur www.dondemoelleosseuse.fr 

-Au N°vert 0800 20 22 24 (appel gratuit depuis un poste fixe)

-A l’accueil information : 01 55 93 65 34 

En Ile-de-France, l’EFS accueille les volontaires au don de moelle osseuse dans 8 Centres Donneurs. Pour plus de renseignements vous pouvez contacter Marylène Lucand (marylene.lucand@efs.sante.fr).

Côté sportif, il me reste désormais 20 séances d’entraînement avant le marathon de Vincennes et des Bords de Marne, le 24 octobre ! Le stress monte petit à petit, stress de ne pas être prêt, de ne pas terminer et surtout l’appréhension de la blessure si proche du but… Les échéances vont s’enchaîner très vite maintenant avec dans 8 jours le semi-marathon de St Mars-La-Jaille, en Loire-Atlantique, puis 2 semaines plus tard les 20kms de Paris le 10 octobre avec l’association Don de Soi – Don de Vie. A ce propos, venez nombreux encourager les coureurs –dont votre serviteur !- qui vont prendre part à cette course sous les couleurs de l’association ! 

Côté sciences : Cultures d’organes, elles vont révolutionner les greffes !

Lundi 6 septembre 2010

pourcentageprlvement.jpgEn France, seulement la moitié des sujets en état de mort encéphalique sont prélevés d’au moins un organe. Avec plus de 30% de refus, l’opposition au don constitue la 1ère cause de non prélèvement. 

La méconnaissance de la position du donneur ajoutée au contexte tragique de la disparition du défunt place les proches de la victime devant un cas de conscience très pénible lorsque l’on vient leur parler du don d’organes. Non préparés, trop bouleversés, ils ne possèdent souvent pas le discernement nécessaire pour aborder cette question brutale et préfèrent souvent s’en remettre au doute quant aux intentions du défunt et refusent le prélèvement. 

Après quelques temps, beaucoup regrettent leur décision mais estimaient que cela était au-dessus de leur force au moment d’effectuer ce choix. 

Insistons de nouveau ici sur l’importance de faire part de ses intentions concernant le don d’organes, car outre le fait qu’on pourra probablement ainsi faire reculer le taux de refus, on évitera à ses proches de prendre une décision douloureuse et qu’ils pourront regretter a posteriori… 

Rappelons qu’à l’heure actuelle plus de 400 personnes parmi celles inscrites sur liste d’attente décèdent chaque année faute de don. 

Une autre façon de faire progresser le don provient des progrès considérables réalisés par la recherche biomédicale. Depuis les 1ers essais de greffe de rein et de foie dans les années 1950 jusqu’à la 1ère greffe totale du visage réalisée cette année en passant bien évidemment par la très médiatique 1ère greffe du cœur du Pr Christiaan Barnard effectuée en 1967 en Afrique du Sud, ce sont autant d’exploits réalisés par tous ces pionniers de la greffe. A cela on peut ajouter la découverte des groupements tissulaires HLA, la mise au point des médicaments anti-rejets et bien d’autres avancées scientifiques majeures qui ont permis d’améliorer considérablement le succès des greffes d’organes et la qualité de vie des patients. 

Un article du n° de septembre de « Sciences et Vie » relate une découverte importante obtenue par une équipe américaine dans le domaine novateur des cultures d’organes (cf. fichiers ci-dessous). Si l’on sait depuis longtemps cultiver des cellules sur une surface plane, structurer des cellules en trois dimensions s’avère particulièrement délicat. De nombreux projets de recherche ont pour ambition de créer des organes « bioartificiels » en faisant pousser des cellules sur des charpentes en polymères qui miment la structure d’un cœur ou d’un rein. Cette approche se révèle toutefois difficile à mettre en œuvre compte tenu de la complexité des organes à imiter… 

Côté sciences : Cultures d’organes, elles vont révolutionner les greffes ! pdf p2.pdfpdf p3.pdfpdf p4.pdfpdf p5.pdfpdf p7.pdf

Ressusciter un organe avec des cellules neuves ! 

Certains chercheurs sont donc partis du postulat suivant : puisque aucun polymère n’est capable de reproduire un organe à l’identique, pourquoi ne pas partir directement de l’organe lui-même ! En d’autres termes, utiliser l’armature naturelle de l’organe qui soutient les cellules pour y faire pousser de nouvelles cellules et reconstituer ainsi un nouvel organe. 

L’idée de ces chercheurs était donc de débarrasser un organe des cellules qui le tapissent et de le réensemencer ensuite avec les cellules du receveur. La première véritable prouesse dans ce domaine est venue de l’équipe de Doris Taylor de l’université du Minnesota. En 2008, cette équipe prélève un cœur de rat et lui fait subir un traitement à l’aide d’un détergent afin d’éliminer toutes les cellules. Ils mettent ainsi le coeur « à nu » (jolie expression je sais !) pour récupérer uniquement la matrice, c’est-à-dire la charpente de l’organe. Ils y implantent alors de nouvelles cellules cardiaques et ont l’immense surprise de voir le cœur se remettre à battre au bout de 4 jours ! La prouesse scientifique sera complète 2 ans plus tard lorsqu’après avoir appliqué le même protocole sur un nouveau cœur de rat, la même équipe parviendra à transplanter avec succès ce cœur « bioartificiel ». Cette technique « miraculeuse » a depuis été transposée avec succès sur un foie et des poumons d’autres rongeurs. 

Les chercheurs souhaitent désormais utiliser des cellules souches qui présentent l’énorme avantage de pouvoir donner n’importe quel type de cellules en très grand nombre… 

Si ces techniques n’en sont encore qu’à leur balbutiement, la recherche humaine commence déjà à s’y intéresser. Des essais préliminaires ont été effectués récemment sur des cœurs humains provenant de donneurs décédés et trop abîmés pour être greffés et le processus de décellularisation semble d’ores et déjà bien fonctionner. Le prochain défi majeur sera donc de recellulariser une de ces charpentes cardiaques avec des cellules d’un receveur potentiel : une vraie révolution dans le domaine des greffes d’organes ! Selon Francisco Fernandez-Avilés, un chercheur espagnol pionnier dans ces recherches : « Les premiers essais cliniques pourront débuter d’ici 3 ans, et cette technique pourrait être appliquée en cardiologie d’ici 7 à 10 ans ». En outre, l’avantage majeur de l’utilisation d’une telle matrice extracellulaire est qu’elle ne provoque pas de réactions immunitaires et donc pas de rejet. Et l’article Sciences et Vie de conclure : « L’ère des organes cultivés ne fait que commencer ». Autant d’espoir pour les malades. 

En route vers le marathon 

Côté sportif, la préparation marathon bat son plein et se déroule à peu près bien. Quelques vieilles douleurs au genou et à la hanche m’accompagnent désormais quasiment à chaque sortie mais rien pour l’instant qui ne puisse contrarier ma progression. Il me reste désormais 27 séances d’entraînement à boucler avant le jour J, le 24 octobre à Vincennes ! 

Le premier test se rapproche à grands pas puisque dans 3 semaines je prends part au semi-marathon de St Mars-La-Jaille, en Loire-Atlantique, une épreuve grandeur nature qui permettra de m’étalonner avant la distance phare du marathon. 

Viendront ensuite les 20kms de Paris, une épreuve festive avec l’association Don de Soi – Don de Vie. A ce propos, il est encore temps de nous rejoindre pour courir sous les couleurs de l’association (voir article précédent) ! Alors plus d’hésitation car après ce sera trop tard ! 

Juste un mythe…

Lundi 16 août 2010

confit.jpgHa le Périgord… Son histoire – ou plutôt sa préhistoire -, sa culture, ses paysages, sa quiétude et sa… gastronomie ! Le lutin a fait relâche pendant ses vacances de juillet. Pas ou très peu de sorties course à pied au programme et surtout immersion dans le terroir de la Dordogne : foie gras, confit de canard, pommes de terre sarladaises, gâteau aux noix…sans oublier les barbecues quotidiens, le vin et les apéritifs festifs ! Bref, de la vraie diététique course à pied.

mojito.jpgUne petite semaine en Mayenne avec une cure de Mojito (« the week-end drink of champions », ça ne s’invente pas !) pour parachever le tout et voila un lutin qui débute la reprise en août avec un léger surpoids et les jambes un peu lourdes. Mais bon, ça fait aussi du bien de s’octroyer un vrai break de temps en temps pour reposer l’homme et la mécanique. Le dilettantisme a laissé la place à un peu plus de sérieux (tout est relatif !) car un nouveau challenge de taille attend le petit lutin le 24 octobre : le Marathon de Vincennes et des Bords de Marne. Un très chouette parcours qui emprunte largement les allées du Bois de Vincennes et longe la Marne sur une dizaine de kms. Site web : http://www.sportpassionevenement.com/courses/marathon_vincennes/ Parcours : http://www.openrunner.com/index.php?id=504441

phidipiddes.jpgHa le Marathon… Que d’histoires et de symboles autour de ce mot. La légende remonte à l’Antiquité. En 490, le messager grec Phidippidès aurait parcouru la distance de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses à l’issue de la bataille de Marathon lors de la première guerre Médique. Arrivé à bout de souffle sur l’Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message. Bien que contredite par certains historiens, c’est sur cette version que s’appuiera le philosophe français Michel Bréal pour organiser le premier marathon, à l’occasion des Jeux olympiques d’Athènes de 1896, commérant ainsi la légende du messager Phidippidès. 1908olympicgamesmarathon340x1851.jpgLe marathon se courait jusqu’en 1921 sur une distance non fixée d’environ 40 km – correspondant à peu près à celle qui sépare Marathon d’Athènes. Cette distance fut légèrement rallongée lors des Jeux olympiques de Londres (1908). La famille royale d’Édouard VII désirait en effet que la course démarrât du château de Windsor pour se terminer face à la loge royale dans le stade olympique. Cette distance a donc été mesurée précisément : 26 milles et 385 yards soit 42,195 km et est devenue la distance officielle du marathon en 1921.  hailegebrselassiehengelo20091.jpgLa meilleure performance du marathon est actuellement détenue par Haile Gebreselassie (Éthiopie) en 2 h 3 min 59 s, chrono établi à Berlin le 28 septembre 2008.

Sans oser imaginer un jour approcher une telle performance, je me prépare cependant sérieusement à l’événement car la distance ne s’appréhende pas comme un footing du dimanche. J’ai coutume de dire que la distance du semi-marathon (21km) correspond à la limite que toute personne normalement constituée et en bonne santé peut parcourir sans trop de difficulté avec un minimum de préparation. Au-delà, on rentre dans un autre niveau de performance qui nécessite une préparation sérieuse sous peine de laisser des plumes à l’arrivée. J’en ai d’ailleurs fait l’amer expérience lors du marathon de Paris 2002 que j’ai abordé avec comme seul entraînement une sortie hebdomadaire au cours du trimestre précédent la course. J’ai terminé en près de 4h30, perclus de crampes, en marchant et en y laissant un peu d’une hanche et d’un genou… Pas question de réitérer l’expérience ! A partir des conseils de Jogging International et de divers plans d’entraînement glanés sur le net, je me suis donc concocté un programme de préparation aux petits oignons afin de me présenter au départ dans les meilleures dispositions fin octobre. Le bon côté du temps pourri du moment c’est que je ne souffre pas de la chaleur pour effectuer mes sorties…  plaquettes.jpg

Pour l’instant tout se passe bien, les sensations sont déjà là malgré la coupure estivale et je me suis même octroyé un don de plaquettes samedi dernier ! Comme quoi on peut réussir à concilier sport et don de soi même si les précautions d’usage s’imposent et notamment 24 à 48 heures un peu plus cool après le don. J’espère poursuivre sur cette dynamique mais les séances vont se corser d’ici quelques temps et le programme que je me suis imposé va peut-être me montrer mes limites…ou pas ! Semi et 20km 

Ma préparation sera jalonnée de 2 événements majeurs : un semi-marathon test à St Mars-la-Jaille (http://evacourse.over-blog.com/pages/SemiMarathon_de_la_HauteVallee_de_lErdre_St_Mars_La_Jaille-88826.html) placé 1 mois avant le marathon et les 20kms de Paris (http://www.20kmparis.com/web/index.asp) le 10 octobre.marieberry.jpgCette dernière course avant le marathon me fait particulièrement chaud au cœur car elle se fera avec l’association Don de Soi – Don de Vie présidée par Marie Berry. Les coureurs qui s’engagent à courir pour l’association arboreront un T-shirt distinctif et porteront ainsi haut les couleurs du don de soi, sous les encouragements de Marie qui devrait être présente pour l’occasion. Cela nous donnera un supplément d’âme pour arpenter la foulée légère les rues de la capitale. Alors n’hésitez pas à nous rejoindre pour cette formidable aventure qui j’en suis sûr ne vous laissera pas indifférent… http://www.facebook.com/event.php?eid=140084252673126

Les prochaines semaines vont donc être riches en sueur et en émotion mais on retiendra surtout l’émotion.

Alors au boulot.

Plus que 10 semaines et 39 séances d’entraînement avant le marathon… Une pacotille !

« Ils courent pour la vie », voici l’appel de Marie Berry et Laurent Bénichou pour les 20 kilomètres de Paris le 10 octobre prochain

Chers amis,Rejoignez-nous le 10 octobre prochain, pour courir les « 20km de Paris », sous les couleurs de l’association DON DE SOI… DON DE VIE !
Cette course réunit plus de 20 000 personnes qui, autour d’une même passion, relèvent ensemble un réel défi personnel.
Au delà de la compétition, les coureurs, amateurs comme professionnels, femmes et hommes se donnent ici, l’occasion de repousser leurs limites.

A propos de DON DE SOI … DON DE VIE
L’association a pour vocation l’information et la sensibilisation du public, à la cause du DON sous toutes ses formes (don d’organes, de sang et plaquettes et de moelle osseuse),
en dehors du contexte médical, en organisant des manifestations artistiques caritatives d’envergure. Parce que l’Art est fédérateur, il appelle l’émotion au plus profond de chacun d’entre nous.
C’est un medium formidable qui permet de porter les sujets les plus graves à l’attention du plus grand nombre. Les bénéfices des manifestations sont versés à des associations choisies
pour leurs actions remarquables, en faveur de la cause du Don de Vie.
Si vous êtes sensibilisés et/ou que vous avez envie de vous engager pour la cause du DON et relever ce défi avec nous, rejoignez notre équipe !
Plus nous serons nombreux à courir, plus nous serons visibles et plus l’impact sera fort !
Le tee-shirt ILS COURENT POUR LA VIE vous sera offert afin de le porter pendant la course. POUR INTEGRER NOTRE EQUIPE ET RESERVER VOTRE T-SHIRT POUR LA COURSE, MERCI DE NOUS ECRIRE A: dondesoi-20km@hotmail.fr
EN NOUS TRANSMETTANT VOS NOMS, PRENOMS, EMAILS ET NUMEROS DE TELEPHONE (et eventuellement vos numéros de dossard si déjà inscrit).
Vous pouvez également nous indiquer le temps que vous pensez réaliser pour courir 20km.
NOUS VOUS RAPPELONS QUE VOUS DEVEZ VOUS RENDRE SUR LE SITE DES
20KM DE PARIS POUR VOUS INSCRIRE: www.20kmparis.com.
Pour les coureurs non licenciés, vous devez avoir en votre possession un certificat médical, daté de moins de 1 an à la date de la course et portant impérativement les mentions de  » non contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition  » ou  » non contre-indication à la pratique de l’athlétisme en compétition « .
L’inscription est de 30 euros jusqu’au 31 aout 2010, elle sera ensuite de 34 euros
Amicalement,

Laurent 

Le semi de Pegasus

Jeudi 1 juillet 2010

1007043.jpgSamedi matin 12 juin : le réveil sonne de bonne heure car nous devons rejoindre la côte normande en évitant de croiser trop de Parisiens sur la route. Mission accomplie sans trop d’encombre et nous approchons de Caen en milieu de matinée. Cap vers le Mémorial de la paix, centre névralgique de l’organisation des 23èmes Courants de la Liberté.

1007047.jpgEt oui, c’est week-end course à pied avec de nombreuses courses organisées sur Caen avec notamment le dimanche matin un 10km, un marathon et un semi-marathon, option choisie par le Petit Lutin pour de nouveau porter haut les couleurs du Don de Soi ! Nous effectuons une brève visite du village expo qui présente nombre de stands de sponsors et d’autres courses à travers la France dont la classique Paris-Versailles qui vaudra une photo souvenir au pied de la Tour Eiffel… 

1007051.jpg1007050.jpgJe récupère ensuite mon dossard et ma puce auprès des bénévoles qu’il faut saluer pour leur dévouement et leur bonne humeur, et sans qui ce type d’événements ne pourraient avoir lieu ! L’organisation est d’ailleurs sans faille et il faut souligner de plus que les Courants de la Liberté ont reçu le label d’Eco-courses qui récompensent les organisateurs de course qui font le maximum pour limiter l’impact écologique que nous autres coureurs occasionnons… 

1007086.jpgNous reprenons la route pour aller chez « Tata Zabeth » qui nous accueille tous les ans depuis quelques temps déjà pour ce petit rituel de week-end plage-course. Au programme, BBQ puis détente à la plage l’après-midi. Nous avons bien fait de quitter la grisaille parisienne car le beau temps est de rigueur à Ouistreham « Riva Bella » et les coups de soleil s’inviteront pendant le week-end (si si même en Normandie c’est possible !). 

Après le plat de pâte habituel des veilles de compétition, je tente de trouver –difficilement- le sommeil. 

Dimanche matin : le départ du semi est à 8h50 mais le réveil a sonné à 5h40, histoire de prendre un p’tit déj et de respecter la règle des 3h séparant le dernier repas de la course. 

Je pense me recoucher un peu en attendant de me rendre sur le lieu de départ mais voila déjà un petit gnome qui m’arrive dans les pattes pour me tenir compagnie – et éveillé ! Je profite de cette solidarité inattendue pour prendre le temps de me préparer et fixer mon dossard et ma puce. Vers 7h30, Zabeth me véhicule à Bénouville accompagné de ma « glu », à proximité du Pont de Pegasus, rendu célèbre par le débarquement des alliés en juin 44. Le temps est idéal pour courir avec un ciel assez couvert, peu de vent et une température de l’ordre de 12-15°C. Mon sac poubelle sur le dos pour ne pas prendre froid, je rejoins le flot des coureurs. La fourmilière de l’organisation s’affaire à installer l’arche de départ gonflable et les tapis de détection de la puce chronométrique. J’effectue un léger échauffement –pas besoin de trop faire chauffer la machine, la route est assez longue- et quelques étirements avant de rejoindre la ligne de départ. Je pénètre dans mon sas de départ (<1h40) environ 10-15min avant l’heure H. Un jeune homme en kilt vient se poster à proximité et se met à jouer de la cornemuse sous les applaudissements des coureurs. Cette solennité est vite interrompue par un groupe de joggers déguisés en hard rockers et qui viennent « accompagner » d’une chorégraphie trash avec leurs guitares gonflables notre ami le joueur de cornemuse. L’ambiance est donnée, ce sera festif et déjanté ! 

maillot.jpgEncore quelques minutes et le starter libère le peloton des coureurs qui s’ébranle lentement. La progression est en effet difficile dans les 1ers hectomètres car la route n’est pas assez large pour absorber rapidement cette masse de coureurs. Du coup arrive de suite le stress d’être déjà en retard sur les 1ers temps de passage par rapport à l’objectif fixé. J’essaye donc de me frayer un passage en évitant toutefois d’avoir un rythme trop saccadé. Je déplore l’absence de meneurs d’allure qui régulent habituellement comme des métronomes les différents temps de course objectivés par les coureurs. De toute façon, en me fixant 1h34, je devrai de toute façon me fixer qu’à mes propres repères. Pour réaliser 1h34, le temps de passage au km est d’environ 4min27. Bien qu’un peu répété à l’entraînement et lors d’un 10km réalisé 2 semaines avant la course, le maintien régulier de ce timing est un exercice difficile. Exercice d’autant plus difficile que certains faux plats ou relances vous ralentissent et vous incitent ensuite à accélérer inexorablement pour rattraper le temps perdu au détriment d’une fraîcheur physique qui s’entame… Les sensations sont cependant bonnes et les jambes tournent bien jusqu’au 10ème km et l’entrée dans la ville de Mathieu. Deux ou trois petites relances me font prendre conscience que la course s’est durcie et que je dois un peu plus lutter pour garder la cadence. Heureusement de nombreux spectateurs sont là sur le bord de la route et applaudissent ce long serpentin multicolore. Ces précieux encouragements résonnent comme autant de petits stimulants oh combien naturels qui se font de plus échos des nombreux groupes de musique qui jalonnent le parcours dont les décibels vous donnent également un bon coup de boost. Je ne manque pas non plus de remercier par un petit geste toutes ces personnes qui contribuent au plaisir de la course. Cette fois ça y est, le contrôle aisé des temps de passage du début devient… de moins en moins contrôlable et le stress de rater l’objectif me crispe un peu plus à chaque nouvelle borne franchie ce qui complique encore la tâche. Il faut maintenant résoudre la terrible équation de devoir accélérer sans se mettre dans le rouge en surmontant les petites douleurs qui se font de plus en plus insistantes. 

J’enchaîne un passage sur herbe vraiment casse-patte et tente de relancer l’allure. Dur… 

1007080.jpgLa banderole des 2kms est maintenant à portée de foulées et c’est en général mon signal déclencheur de pointes de côtés, sans doute dû à l’envie d’en finir maintenant que l’arche d’arrivée est si proche…et si loin… Enfin le dernier kilo, l’objectif est là mais la fatigue aussi et ces coups de poignards dans le côté qui m’empêchent d’avancer, 500m, dernière ligne droite, je vois l’arche, la foule est là sur les côtés, j’essaye d’accélérer mais je cours comme un pantin désarticulé, totalement inefficace, un dernier effort et je passe enfin la ligne d’arrivée, épuisé mais heureux car je suis juste la barre des 1h34, soit un peu plus d’une minute de gagner par rapport au semi de Paris 3 mois plus tôt. Mais ce fut finalement plus dur que prévu : les minutes ne se gagnent pas si facilement ! 

Pour la ravito final, ils sont au top sur les Courants de la Liberté : cidre, rillettes, fromage et autres produits du terroirs accompagnent les traditionnels fruits et barres énergétiques, un vrai réconfort !

1007114.jpg1007109.jpg1007122.jpg

L’après-midi sera consacré à la récup sur la plage et le réconfort d’une bonne glace !

Désormais c’est un peu relâche en attendant le début de ma préparation marathon qui débutera fin juillet. A bientôt sur le blog et profitez des vacances et du temps disponible qui vous est offert pour faire un geste pour le Don de Soi ! Clin doeil

Les eurodéputés adoptent une directive sur les dons d’organes

Mardi 1 juin 2010

BRUXELLES (Reuters) – Les députés européens ont adopté mercredi à une large majorité une directive destinée à encourager les dons d’organes au sein de l’Union européenne et à augmenter le nombre et la qualité des transplantations. 

La directive vise à rendre les organes disponibles sur l’ensemble du territoire de l’UE et à normaliser les procédures et la traçabilité des dons d’organes. 

« Le vote d’aujourd’hui est une étape importante pour plus de 50.000 patients européens qui attendent une transplantation d’organe », a déclaré John Dalli, commissaire européen à la Santé et à la Consommation. 

« C’est essentiel pour faire en sorte que les citoyens européens qui ont besoin d’une transplantation d’organe puissent bénéficier des meilleures conditions possibles de qualité et de sécurité ». 

Il revient maintenant aux Etats membres d’appliquer les dispositions de la directive en les transposant dans leurs lois. Ils disposent pour cela d’un délai de deux ans. 

Le Parlement européen a par ailleurs adopté une résolution invitant les Etats membres à proposer à leurs ressortissants de s’inscrire dans un registre des dons d’organes à l’occasion, par exemple, d’une demande de papiers d’identité. Il pourrait ainsi être mentionné sur leur carte d’identité ou sur leur permis de conduire qu’ils acceptent de donner un organe. 

Vincent Chauvet, Nicole Dupont pour le service français 

 

Paris n’est pas gris !

Dimanche 23 mai 2010

Les beaux jours sont là –enfin, le soleil resplendit dans le ciel parisien, pas même désormais un bout de nuage volcanique pour obscurcir cet azur. Les runnings qui pourrissaient au fond des placards à chaussures piaffent d’impatience d’aller se dégourdir les coutures ! Même si la transpiration de leur propriétaire se fera désormais plus présente, plus de froid, de neige, de glace, de boue, nos baskets sont radieuses ! 

Tel le bon maître que vous êtes, vous décidez donc de chausser vos fidèles complices pour assouvir leur besoin naturel qu’elles ont de gambader sur routes et chemins. Vous leur devez d’ailleurs bien ça car vous en avez souvent bavé avec elles, vous avez partagé des galères mais aussi des moments forts en émotion comme ce record sur 10km ou bien ce marathon accompli en moins de 4h. Non vous ne parlez pas encore à vos chaussures –quoique- mais le rituel du « chaussage de vos runnings » ne vous laissent pas indifférent.

Alors c’est parti pour une balade avec le lutin dans le Bois de Vincennes ! Et oui Paris n’est pas (tout) gris. Let the sunshine !

1006891.jpgFranchissement de la Marne à Maisons-Alfort.

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Entrée dans le Bois de Vincennes.

 

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1006899.jpgChâteau de Vincennes en arrière plan.

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1006901.jpgChâteau de Vincennes.

1006903.jpgEntrée du Parc Floral de Paris.

1006905.jpgAllée des Minimes, lieu d’arrivée du dernier semi-marathon de Paris.

1006907.jpgLac des Minimes.

1006911.jpgProximité INSEP.

1006913.jpgHippodrome de Vincennes.

1006914.jpgFerme Georges-Ville.

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1006927.jpgFin de parcours en Bord de Marne.

 Et oui pas de quoi toujours jalouser la Province, à Paris aussi on trouve de chouettes endroits pour se balader Langue

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