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En direct du don de plaquettes

Jeudi 6 mai 2010

Le don du sang est un geste familier pour beaucoup d’entre nous. En revanche, moins nombreux sont ceux qui savent qu’il peut revêtir différentes formes. On distingue ainsi le don de sang total, qui est la forme la plus courante, et le don en aphérèse qui est moins connu. 

  • Le don de sang total, comme son nom l’indique, consiste à recueillir simultanément tous les composants du sang : globules rouges, plasma et plaquettes qui sont ensuite séparés (on ne transfuse en effet jamais du sang total à un patient mais seulement le composant dont il a besoin). 

  • Le don en aphérèse présente la particularité de prélever spécifiquement un de ces constituants sanguins à l’aide d’un séparateur de cellules, les autres étant restitués au donneur au cours du don. Il est également possible de prélever deux composants simultanément, on parle alors de don combiné ou d’aphérèse combinée. Le don en aphérèse offre l’avantage de fournir en plus grande quantité le composant sanguin qui sera administré aux malades. Ce type de don est en général proposé aux donneurs qui ont déjà une expérience du don de sang total. C’est un peu comme lorsque vous venez de terminer un semi-marathon et vous vous êtes fixés comme objectif prochain de vous tester sur la distance reine du marathon ! Bon, la comparaison s’arrête là car si le marathonien va laisser une partie de son souffle, de ses muscles et de ses articulations à courir pendant plusieurs heures sur le bitume, le donneur de plaquettes ou de plasma va rester tranquillement allongé à siroter un jus de fruit devant la télé… 

Le petit lutin et sa chère et tendre vous offrent ici un reportage photo en live pour vous informer sur le déroulement du don en aphérèse à travers le don de plaquettes et de plasma Tout commence par un coup de fil cordial et jovial à l’EFS de Créteil pour fixer un RDV, ce sera le jeudi suivant à 12h30. Le personnel des EFS est toujours adorable, on soigne le client, n’oublions pas qu’il sauve des vies ! 1006930.jpgVous pouvez retrouver tous les sites d’accueil EFS d’Ile-de France et de province sur la page web de l’EFS (http://www.dondusang.net/rewrite/site/4/.htm?idRubrique=8). En tapant simplement votre code de département vous retrouverez les coordonnées et les horaires des sites les plus proches de chez vous, avec les différentes types de don possibles (les dons en aphérèse sont réalisés en général sur des sites fixes). Alors plus d’excuses pour dire : « Je sais pas quand et où aller ». Vous avez même la possibilité désormais de vous créer des alertes mail pour être tenu informé des collectes qui auront lieu dans les communes qui vous intéressent. Pour ma part et pour être sûr de ne pas oublier, je reçois à ma demande sur mon portable un message pour me suggérer un éventuel don à venir : pratique ! 

1006931.jpgNous nous rendons donc à l’EFS de Créteil et nous présentons à l’accueil pour nous enregistrer. A ce propos, n’oubliez pas si c’est la première fois que vous venez et que vous n’êtes pas connu de vous munir d’une pièce d’identité. La charmante hôtesse d’accueil (mais oui elles le sont toutes !) nous remet notre dossier et le questionnaire pré-don à compléter.

1006932.jpgCe questionnaire, confidentiel, a pour objectif de confirmer votre éligibilité pour le don et d’écarter une éventuelle contre-indication au prélèvement, comme une opération chirurgicale ou la prise de certains médicaments. Si vous avez un doute sur un comportement à risque récent ou toute autre question, n’hésitez pas à rappeler l’EFS avant de vous y rendre ; vous serez mis en relation avec un médecin qui répondra à toutes vos interrogations.

1006934.jpgVous pouvez retrouver toutes les conditions pour donner votre sang sur le site web de l’EFS à la rubrique « Donner ». Mais bon, si vous venez de terminer un semi-marathon, il y a toutes les chances pour que vous puissiez donner votre sang !… et les moins sportifs également Clin doeil. La seule différence entre don de sang classique et don de plaquettes ou de plasma concerne l’âge limite qui est fixé à 70 ans en sang total et 65 ans en aphérèse. En gros, si vous avez entre 18 et 65 ans, que vous êtes en bonne santé, avec un poids supérieur à 50kg, un taux d’hémoglobine suffisant, que vous n’avez pas eu de traitement antibiotiques, pas reçu de soins dentaires, pas eu d’épisodes infectieux dans les 2 semaines précédents le don, ni subi d’intervention chirurgicale ou voyagé dans un pays endémique pour le palu dans les 4 derniers mois, vous êtes sans doute bon pour le service ! 1006933.jpgLe remplissage du questionnaire prend quelques minutes à peine. Nous rencontrons ensuite à tour de rôle un médecin de l’EFS qui réalise un entretien confidentiel et un examen médical, afin de s’assurer de notre aptitude au don. Une collation nous est alors proposée que nous déclinons car nous avons prévu le coup en s’offrant un petit encas en milieu de matinée ! C’est là souvent l’origine des légers malaises et de la fatigue qui peut résulter après un don, car beaucoup assimile don de sang avec analyse de sang et ont le mauvais réflexe de venir donner à jeun… Je me rappelle de supers petits déjs que nous faisions avec des amis avant de se rendre à l’EFS ! Trop top ! D’ailleurs, c’est un excellent plan de se rendre à plusieurs pour un don, l’équipe de l’EFS s’arrangera pour vous accueillir ensemble et cela donne du courage à tous. 

10069353.jpgBon, jusque là rien de bien différent par rapport à un don de sang classique. Les infirmières Francine et Annie-Flore nous prennent alors en charge et nous installent confortablement l’un à côté de l’autre sur des fauteuils d’examen flambant neufs. Nous ne sommes pas les seuls à être venus en couple et je trouve ça d’ailleurs très sympa de pouvoir partager ces moments là avec son conjoint. Pour mon épouse ce sera don de plasma et pour moi don de plaquettes ; ça ressemble un peu c’est vrai au menu à la carte dans une confrérie de vampires mais c’est avant tout qu’il y a des besoins pour les 2 types de don. Le plasma permet d’aider de nombreux malades, notamment les grands brûlés, les hémophiles, les patients souffrant de troubles de la coagulation ou de déficit immunitaire grave. Un délai de 2 semaines minimum doit être respecté entre chaque don de plasma. 

Lorsque la maladie (leucémie, aplasie médullaire) ou les traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) empêchent la fabrication de cellules sanguines par la moelle osseuse, le malade est dit en aplasie. La transfusion régulière de plaquettes est alors indispensable pour éviter les risques d’hémorragie mettant en jeu la vie des malades. Les dons de plaquettes doivent être espacés au minimum de 4 semaines1006936.jpg1006938.jpgL’indice qui vous indique que vous n’êtes pas ici pour un don classique consiste en la présence à vos côtés d’un appareil un peu barbare, au design qui peut laisser à désirer où s’enchevêtrent tout un tas de fins tuyaux souples qui suivent un circuit…difficile à comprendre (pour le moins complexe). Il s’agit du séparateur de cellules qui va recueillir le sang et le séparer en ses différents constituants qui seront récoltés dans des poches distinctes. 

Le don proprement dit est précédé d’une analyse de sang qui a pour but essentiel de vérifier que nous n’avons pas de globules blancs en quantité importante signe d’un épisode infectieux, et que nos autres paramètres sanguins, notamment le taux d’hémoglobine et bien entendu votre nombre de plaquettes, sont compatibles avec le don. Cette analyse est réalisée en quelques minutes par un automate situé dans une pièce à côté. Il s’agit donc d’une prise de sang tout à fait banale. Les résultats me parviennent déjà : tous les indicateurs sont au vert avec notamment près de 250 000 plaquettes/mm3, paré pour le don ! 1006942.jpg1006947.jpg1006941.jpgLe maître mot du don du sang c’est la sécurité et à voir le soin avec lequel le lavage des mains et la désinfection de la zone de piqûre est effectué par Francine et Annie-Flore, on comprend que ce n’est pas un vain mot. La piqûre pour le recueil des prélèvements est réalisée dans le bras n’ayant pas servi pour la prise de sang précédente et qui possède si possible les plus belles veines. La douleur ? Inutile de mentir, on parle ici de piqûre avec une aiguille donc on fait un trou dans le bras, mais très honnêtement il s’agit d’un acte très bref, tout à fait supportable, identique au don de sang total, à mettre en regard de l’acte généreux et essentiel que l’on va accomplir. Tout devient plus facile alors ! Et puis, la douleur disparaît quasiment complètement après quelques instants. 1006951.jpg

1006937.jpgC’est ensuite au séparateur de cellules de faire le boulot. En gros, la machine prélève le sang, le débarrasse des globules blancs, puis l’injecte dans une centrifugeuse qui va se charger de faire le tri entre les différents composants sanguins avant de les acheminer via des tubulures dans des poches individuelles. Pour moi, ce sera plaquettes et globules rouges aujourd’hui ! Le ou les composants sanguins non prélevés sont réinjectés dans le bras par la même aiguille. Pendant environ 1h à 1h30 (1h13 cette fois-ci !) se succèdent ainsi régulièrement des phases de prélèvement et de retour. Le seul effort consiste à pomper une petite poire en mousse maintenir la bonne qualité du prélèvement. La collecte du plasma dure quant à elle environ 45 min. 

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1006952.jpg10069392.jpgPour passer le temps, possibilité est offerte de regarder la TV, de lire, de papoter, de boire un petit quelque chose… Bref, le temps passe finalement très vite. Au cours du don, on peut parfois ressentir un petit fourmillement au niveau des lèvres qui témoigne d’un déficit en calcium due au mode de prélèvement ; cette sensation de picotements est rapidement atténuée par l’absorption d’une solution de calcium. 

Une fois le don terminé, l’aiguille est retirée du bras et les sparadraps qui maintenaient en place les tubulures sur l’avant bras sont enlevés, épreuve pénible pour nous messieurs qui avons une pilosité fournie Sourire!

Les infirmières contrôlent alors notre tension pour s’assurer que nous n’allons pas nous écrouler lamentablement en quittant notre fauteuil. Mais tout va bien de ce côté, la tension n’a quasiment pas varié. Les poches de prélèvements seront ensuite acheminées à Rungis pour la qualification du don (un certain nombre d’analyses vont être pratiquées pour vérifier notamment la qualité et l’innocuité des produits sanguins) avant d’être reconditionnées pour administration aux patients. Il faut aller vite car si le plasma peut se conserver congelé assez longtemps (jusqu’à 1 an), les plaquettes ont quant à elles une durée de vie limitée à 5 jours ! Le plasma est acheminé ensuite au LFB (Laboratoire français du Fractionnement et des Biotechnologies) pour la fabrication de médicaments dérivés du sang. 1006954.jpg

1006956.jpg1006955.jpgAprès quelques instants, nous nous levons et nous dirigeons vers l’espace de restauration ou une collation nous attend : je choisis les pâtes à la bolognaise et mon épouse le saumon à l’oseille. Il est bientôt 15h, nous ne sommes pas vraiment affamés mais nous nous plions volontiers aux recommandations de l’équipe et mangeons finalement avec appétit. Fromage et dessert, tout y est ! … même le café avec le petit chocolat qui va bien. Nous prenons finalement congé de l’équipe sans oublier les derniers conseils : boire abondamment (de l’eau !) et éviter les efforts intenses dans les prochaines 24h. Et moi qui suit coureur à pied, je peux vous assurer que 48h plus tard j’effectuais une séance de fractionné et le lendemain une sortie longue d’1h30 avec d’excellentes sensations ! 

Nous profitons de nouveau ici de cet article pour adresser nos plus chaleureux remerciements à toute l’équipe très sympathique de l’EFS de Créteil, en particulier Blandine, Francine et Annie-Flore, pour avoir accepté ce petit reportage et s’être volontiers prêtées au petit jeu des photos. Nous espérons que cela fera tomber les dernières réticences de certains et favorisera le Don de Soi ! 

Trail du Josas

Mardi 20 avril 2010

Un peu à la traîne le lutin dans son journal de bord… Hum, Hum… 

L’actualité de ces derniers jours c’est bien évidemment les résultats du Trail du Josas. Mais oui rappelez-vous, cette course nature en marge du marathon de Paris, courue dans les forêts de l’ouest parisien, au sein de la Vallée de la Bièvre. 

Le trail, cette discipline qui est à la course à pied ce que le cyclo-cross ou le VTT sont au cyclisme : une galère dans la verdure avec du dénivelé, des terrains instables, de la boue… 

Le Trail de Jouy, c’est un peu mon coup de cœur car il emprunte une partie de mes anciens chemins d’entraînement que nous arpentions avec Lucilio, un ancien voisin que j’ai « converti » à la course à pied. Ce même Lucilio que je retrouve donc en ce dimanche matin d’avril pour parcourir une boucle de 16km dans la pampa ! Il commence par m’annoncer qu’il est sorti hier soir, n’a pas pris de petit déj et sort d’une rhinopharyngite… Mais je le trouve tout de même affûté et motivé le gars, méfiance… 

On assiste au  départ des 35km avec un certain respect car ça commence déjà à être une distance raisonnable ! Contrairement à un 10km où les 1ers coureurs partent à bloc, ici c’est plutôt sur un faux rythme que les trailers s’élancent. Il faut dire que les difficultés vont s’enchaîner et qu’il vaut mieux en garder sous la pédale. Car en trail tout est une histoire de gestion de l’effort. Ici, pas de repère kilométrique donc pas de stress du chrono mais on distille les efforts en fonction de ses sensations, de ses points forts et faibles. Pour ma part, j’essaye de donner davantage sur les parties planes, de bien aborder les côtes et de limiter la casse dans les descentes, mon point faible car mes chevilles réclament de rester vigilant dans ces moments là. 

Nous sommes 416 au départ, une belle réussite pour ce Trail qui va connaître j’en suis sûr un succès croissant. Nous partons prudemment avec Lucilio mais nous retrouvons malgré tout dans les 50 premiers avant la 1ère difficulté. Lucilio a des fourmis dans les jambes je le sens et il adore quand ça monte et surtout quand ça descend : un vrai foufou dès que la pente est là ! :o) 

Je le laisse donc partir et me concentre sur mon effort. Cette côte a rappelé à l’ordre certaines velléités et je dépasse quelques coureurs qui me doubleront dans la descente suivante qui est assez technique, ce qui veut dire prudence pour les chevilles. Je jouerai ainsi au yoyo avec quelques coureurs pendant un certain nombre de kms. 

La 1ère galère arrive avec la montée des 150 marches qui mènent à la Tecomah, centre de formation de restauration-hôtellerie ; ça brûle les cuisses ! Pas le temps de relancer qu’une descente difficile se profile déjà avant d’obliquer à droite le long du golf de Viltain dans un chemin aux accents très bucoliques mais aussi assez éprouvant avec des successions de faux plats avant d’atteindre le pied d’une côte très sévère qui nous amène directement sur le plateau de Saclay. Je distingue au loin nombre de coureurs devant moi dont mon Lucilio mais la distance est grande, au moins 400-500m : il est en forme le Lulu ! Après un passage dans les Loges-en Josas, on plonge vers le ravitaillement  avant de rattaquer une côte qui se termine en forêt quasi en rampant tellement la pente est raide. Mais finalement ce n’était encore qu’une mise en bouche en comparaison avec ce qui nous attend quelques kms plus loin. En effet, après un passage le long des Arcades de Buc, on atteint l’autre versant de la Bièvre en escaladant un talus à l’aide d’une corde et en s’agrippant aux arbustes : l’année prochaine c’est décidé, j’apporte un piolet ! La dernière grosse difficulté est cependant franchie ; je lâche les chevaux en zigzagant dans cette forêt qui longe le golf de Jouy. On replonge ainsi vers la gare de Petit-Jouy avant d’attaquer l’ultime bosse du parcours qui est dévastatrice pour les jambes après environ 14km de course. On descend ensuite derrière le musée de la Toile de Jouy. La fin du parcours est plate mais les jambes refusent d’accélérer, je m’accroche à un petit groupe de coureurs et je crois distinguer Lucilio 200-300m devant. Trop tard de toute façon pour revenir et je laisse franchir devant moi celui qui m’aura servi de lièvre pour le dernier kilo : l’esprit Trail ;o) 

Au final, je termine 34ème à guère plus de 10min du vainqueur, pas si mal finalement sur un 16km ; Lucilio finit 4 places devant à une trentaine de secondes : bravo l’ami ! 

Pour l’année prochaine on s’est donné le challenge de faire le 35km ; on devait être encore un peu sous l’effet euphorisant des endorphines… 

Trail du Josas pdf classement16kmtrail2010.pdf

40631.jpg40702.jpg40741.jpg40842.jpg41031.jpg40741.jpg40842.jpg41031.jpg41271.jpg41281.jpg44461.jpg44871.jpg45111.jpg45101.jpgarrivc3a9e51.jpgarrivc3a9e91.jpgarrivc3a9e101.jpgarrivc3a9e281.jpg arrivc3a9e351.jpg

PS : Lucilio a le dossard 815 sur les photos ; il n’y avait pas de photo du lutin (snif) mais on m’aperçoit en maillot jaune à côter de Lucilio… 

« Finisher »

Samedi 10 avril 2010

Depuis une dizaine d’années a explosé en France le phénomène du Trail qui se taille désormais une belle place dans le calendrier de la course à pied. Certaines épreuves sont même devenues mythiques comme l’Ultra Trail du Mont Blanc (UTMB) ou la Diagonale des Fous à la réunion. Mais qu’est-ce que le Trail me direz-vous ? Et bien la réponse est à la fois simple et floue. 

Le Trail a émergé pour faire un contre-pied aux courses sur route parfois sans saveur du dimanche matin où l’équation macadam-milieu urbain-objectif kilométrique tendait à lasser certains coureurs avides de nouvelles sensations. L’idée du Trail était donc de partir courir hors des sentiers battus, en pleine nature, un peu dans la droite ligne des cross hivernaux mais en moins formaté. Bref, un esprit de liberté… 

Car on parle « d’esprit trail », pas forcément par opposition à l’esprit de compétition car on se tire aussi la bourre sur les courses nature, mais pour souligner son appartenance à une communauté douée d’un certain code éthique. Oui je sais ça fait toujours bizarre de parler d’esprit pour des sportifs :o) 

L’esprit trail c’est avant tout fuir le stress du chronomètre des courses sur route sur des distances standardisées ; le trailer va parcourir « environ 50 ou 70km ». C’est aussi l’envie d’évasion, de découvrir des endroits magnifiques, de courir en liberté, en pleine nature, entouré de chlorophylle, en harmonie avec l’environnement ; les trailers sont un peu les « hippies » de la course à pied ! Mais c’est enfin un esprit de solidarité entre coureurs, une entraide lors des défaillances physiques ou mentales, car le trail est une épreuve difficile avec un kilométrage et un dénivelé souvent importants, comme sur l’UTMB avec ses 160km et 10 000m de dénivelé positif… 

Ces chiffres hors normes viennent du fait, il faut le dire, que le trail a évolué grâce à une bande de fêlés pour qui la surenchère dans la difficulté en terme de distance et de dénivelé a longtemps été la principale motivation. Si cela a permis de voir émerger certaines courses de légende, la tendance est plutôt de revenir au raisonnable pour offrir le trail au plus grand nombre et non plus seulement à une minorité de dingues avides des efforts de plus de 30h d’affilée… On parle désormais de trails longs et courts, la bascule de l’un à l’autre se faisant autour de 50km mais la difficulté du trail long ou « court » tient surtout à la succession de côtes et descentes plus ou moins longues et fréquentes. On trouve désormais des trails sur toutes les distances et mêmes les courses nature les plus renommées proposent désormais souvent une seconde distance plus accessible comme sur l’EcoTrail de Paris long de 80km à laquelle s’ajoute désormais un 50km. 

En tout cas court ou long, le trailer qui franchit la ligne d’arrivée devient « Finisher », c’est-à-dire celui qui finit, qui est arrivé au bout et qui en a bavé pour ça ! Dans le trail, ce n’est pas la satisfaction du chrono qui prime, ni vraiment celle du classement, non. On se satisfait d’avoir terminé la course et d’avoir pris part à une épreuve où se mêle tant de plaisir et… de souffrance. L’esprit trail je vous dis ! 

The lutin 

 

PS : dimanche matin, en marge du marathon de Paris, se déroulera le Trail du Josas (à Jouy-en-Josas), un peu comme une contre-manifestation ! Je prendrai part au 16km avec environ 350m de dénivelé, c’est petit joueur dans le trail mais c’est déjà un début. Et puis ce trail auquel j’ai participé l’an dernier reste l’un de mes plus beaux souvenirs de course alors j’ai hâte d’y être !

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PS2 : j’oubliais, j’aurais une petite pensée tout de même pour le marathon de Paris car mercredi j’ai croisé Christelle Daunay en pleine séance d’entraînement dans le Bois de Vincennes ; Christelle est la recordwoman de France du marathon et a une bonne chance de podium dimanche ! 

 

Le don d’organes à la carte

Lundi 5 avril 2010

« Le foie, les reins…OK, mais les yeux pas question ! ». Nombreux sont ceux qui en effet adhèrent au don de soi mais s’opposent de manière irrévocable au prélèvement de certains tissus pour quelque raison que ce soit.

Pas de problème, vous pouvez opter pour le don d’organes à la carte !

Si vous avez des réticences à ce que certains organes ou tissus soient prélevés, il suffit de le préciser à vos proches. Ils pourront en témoigner auprès des médecins et votre choix sera respecté. 

Un vent de folie

Mercredi 10 mars 2010

1006730.jpg6h45 : la sonnerie du réveil… est désactivée. Je suis réveillé depuis une bonne ½ heure. Excitation due à la course ? En tout cas ; la nuit fut bonne (merci les enfants de m’avoir laissé dormir !) et je me lève sans difficulté. J’avale un petit déjeuner (3h avant !) en jetant un coup d’œil au dehors : le ciel est dégagé, c’est conforme aux prévisions de Bultex ! Et oui, Bultex, partenaire du semi-marathon, m’a envoyé la veille au soir les prévisions météo pour la course, un coup marketing pour inciter à rester au lit sans doute car avec -2°C et vent modéré annoncé, il y en a plus d’un qui est resté couché… 

Ma solitude de coureur prend fin avec le réveil comme d’habitude matinal des petits. « Est-ce que tu vas gagner papa ? » « Certainement pas tu sais, il y en a qui sont très forts et qui sont très entraînés. » « Ben t’as qu’à t’entraîner toi aussi. » Je décide de ne pas me lancer dans une tirade sur la supériorité physiologique des athlètes kényans, après tout il n’a que 5 ans. Néanmoins piqué au vif, je remonte sur mon piédestal en lui racontant que son « héros » de papa va faire une course très difficile et que ça fait mal aux jambes. « C’est rien, t’as eu de la crème antifatigue hier avec ton dossard ! » Le coup de grâce…

Entre temps, ma chère et tendre a consulté le thermomètre extérieur : -4°C ! Bultex s’est planté et le vent polaire soufflant de nord-est n’a rien de vraiment… modéré. Je me soumets au rituel de la fixation du dossard et de ma puce, parfaitement secondé en cela par ma petite « glu », et je rentre alors dans ma peau de coureur. Quatre épaisseurs, cache-oreilles, gants, que je supporterai tout au long de la course.  8h15 : je quitte l’appart après avoir embrassé les miens et avoir revêtu un double coupe-vent buste et jambes du plus bel effet (merci Jogging !)… Le froid est tout de suite saisissant et c’est au petit trot que je me rends au métro pour me réchauffer un peu à moins que ce ne soit aussi pour éviter d’apparaître trop ridicule dans cet accoutrement en croisant les (rares) badauds matinaux. Je pénètre dans le métro en me réjouissant à l’avance de rencontrer bien vite d’autres membres de ma confrérie des « J’ m’habille comme un sac le dimanche matin » mais mon désarroi est grand car les quelques joggeurs que je rencontre sur le quai ou dans la rame sont habillés « normalement » : quel manque de solidarité ! Heureusement je récupère bien vite la ligne 1 qui nous emmène au Château de Vincennes, lieu du départ, et me voila rapidement tassé dans le métro comme lors d’une bonne journée de grève, entouré de sportifs dont beaucoup ont opté pour une tenue proche de la mienne (ouf !). Les conversations tournent bien sûr uniquement autour de l’événement qui aura lieu dans un peu plus d’1h désormais et entre potes les excuses commencent à fuser : « pas bien dormi… », « mal à un genou… », « pas eu le temps de m’entraîner… », tandis que d’autres font par de leur émotion et de leur appréhension à l’approche de ce qui constitue leur première course. 

Sorti du métro, je prends un peu plus la mesure de l’événement mais aussi du froid et du vent très soutenu qui sera majoritairement défavorable sur la seconde partie du parcours. Je vais repérer la zone de départ et l’entrée de mon sas car nous serons bientôt plus de 22°000 coureurs littéralement « parqués » derrière des hautes grilles, placés en fonction de l’estimation de notre temps de course fourni au moment de l’inscription. Pour ma part c’était 1h35 mais ma grosse entorse de fin d’année est venue sérieusement contrariée mes plans et je désespère un peu d’accrocher cet objectif…

Je suis toujours impressionné de voir sur la plupart des courses et plus encore sur les grandes courses parisiennes cette fourmilière de bénévoles et d’organisateurs qui s’active pour transformer une banale course à pied en un événement marquant. Merci à eux !  Pour vaincre le froid je me mets au petit trot dans les allées du bois de Vincennes qui sont battues par des rafles de vent qui soulèvent des nuages de poussière. ¼ heure avant l’heure H, je pénètre dans mon sas jaune, ma couleur préférée ! Tout est bon à prendre comme présage. Au fur et à mesure que les minutes s’écoulent, l’effervescence monte dans cette foule immense qui commence à s’agiter avant la libération du starter. Le coup de pistolet retenti et tout le monde se retrouve concentré, les yeux rivés sur sa montre-chrono, prêts à libérer ces minutes et ces secondes si précieuses mêmes pour les petits coureurs que nous sommes. La ligne de départ sera franchie environ 2min après les « élites » que j’aperçois au loin, très loin ; les derniers coureurs mettront plus de 10min avant de franchir cette même ligne de départ… Le petit concert des « bips » produits par les puces au moment du passage sur les tapis de détection sonne vraiment le lancement de l’aventure. 

Cette masse de coureurs qui se met à courir simultanément rend difficile la progression vers l’avant et il faut beaucoup zigzaguer et jouer un peu des coudes pour se frayer un passage et trouver son rythme dans les premiers kilomètres. Mon passage au km 1 me rassure : 4min37 pour un temps de passage au km estimé autour de 4min30 pour être sur les bases d’1h35 à l’arrivée. Les sensations sont bonnes, la foulée facile, je me sens même un peu grisé et je gagne progressivement du temps pour passer en 44min40 au 10ème km (contre 45min prévues). Un peu en retrait dans mon sas de départ, le meneur d’allure porteur d’un drapeau jaune estampillé « 1h35 » est parti environ 1min devant moi. Sans paniqué ni forcé mon allure je suis revenu inexorablement dans le peloton qui suivait immédiatement cet « éclaireur » providentiel. Au passage place de la Bastille, j’ai le bonheur d’apercevoir mes proches qui sont venus m’encourager et que je retrouverai à l’arrivée. En attendant, mes sensations si bonnes quelques km plus tôt commencent à faiblir un peu à mesure que les conditions de course se sont dans le même temps quelque peu dégradées avec un vent devenu moins favorable et des portions de faux plats qui ne passent plus inaperçues…

Blotti au sein de « mon » peloton, je m’accroche mais commence à serrer les dents quand brusquement notre meneur d’allure oblique rapidement sur le côté : défaillance ? Non, c’était simplement pour assouvir un besoin naturel. Sans se laisser perturber par ce « coup de théâtre » inattendu, le peloton a maintenu son allure en accélérant toutefois très légèrement, sans doute par crainte d’être en retard sur le prochain temps de passage, à moins que ce ne soit ma cadence qui ait légèrement ralentie. Oui, c’est ça, je me rends compte que ma foulée n’est plus aussi ample et que je suis en train de « taper » sérieusement le bitume, laissant de plus en plus de force et des secondes à mesure que les km s’enchaînent désormais. Mes temps de passage s’allongent et le petit coussin de secondes que j’avais capitalisé dans la 1ère partie de course fond comme neige au soleil.

Je reste optimiste puisque notre meneur d’allure ne nous a pas rattrapés, c’est encore bon signe. Ce dernier ne tarde toutefois pas à revenir à ma hauteur, puis à me dépasser ainsi que 1 puis 2 puis d’autres coureurs qui calent leur foulée dans la sienne. Un moment tenté par l’idée de m’accrocher coût que coût à cette locomotive, la prudence me fait dire que je risque de me mettre rapidement dans le rouge au risque « d’exploser » dans les tous prochains km. Je fais un temps l’élastique puis je vois s’éloigner inexorablement mon « messie » du dimanche matin…

Je n’ai cependant pas abdiqué et j’essaye de puiser dans mes ressources pour limiter la casse car je sais que le coup est encore jouable. Une portion pavée vers le 12ème km me provoque une douleur dans la cheville (je l’avais oublié celle-là !) mais heureusement cela restera « gérable » jsqu’au bout. La bannière des 1h35 est désormais assez loin quand je commence à longer le bois de Vincennes aux alentours du km 14 mais je l’ai toujours en point de mire. Les jambes font désormais mal et ma vitesse a encore diminué. Pour maintenir un minimum la cadence, j’essaye d’augmenter la fréquence des foulées ce qui automatiquement me met le souffle un peu plus court…

Cette fois-ci je suis dans le dur et c’est au courage qu’il va falloir terminer les 5 derniers km. A partir du 17ème, on plonge véritablement dans le bois, en passant à proximité de l’hippodrome: les chevaux sentent l’écurie ! Mais je pense qu’un sadique s’est infiltré parmi les organisateurs qui ont tracé le parcours car on enchaîne alors une série de zigzags en sous-bois, qui sont autant de relances, sur un sol devenu plus piégeux par endroits. Heureusement, le dernier gauche qui nous amène vers la ligne d’arrivée nous redonne dans le même temps un peu de vent favorable. J’en profite pour tenter d’accélérer dans ce dernier kilo car je sais, je sens, que mon objectif n’est pas complètement enterré. Je stoppe mon chrono sous l’arche d’arrivée et découvre avec bonheur mon temps : 1h 35min 4sec. Contrat rempli !  Un instant plié en deux pour récupérer, je récupère ma médaille (bien méritée !). J’aperçois ma petite famille et tend la médaille à mon aîné qui la trouve jolie : cool ! Je me rends bien compte qu’il est plus intéressé par les ravitaillements que je lui ramène. 

maillot.jpgBref, je suis heureux de mon résultat : 2716/22030 (Un vent de folie pdf diplome.pdf), loin, très loin des meilleurs qui ont bouclé en un peu plus d’1h le même (c’est vraiment sûr ?) parcours. Mais là n’est pas l’essentiel car je suis avant tout fier d’avoir exhibé de nouveau aux yeux du plus grand nombre la cause que je défends pour le Don de soi et l’association de Mary Berry, et qui sait peut-être ai-je suscité de nouvelles vocations ou tout du moins fait réfléchir certains. 

Hakuna Matata

Samedi 6 mars 2010

1006720.jpg1006721.jpgMais quelle phrase magnifique, Kakuna matata, quel chant fantastique !

Délire ? Perte de repère ? Non, non, juste une façon de philosopher et de prendre les choses du bon côté à l’approche de l’heure H. Hier soir avec ma chère et tendre nous avons été voir le spectacle du Roi Lion à Mogador (excellent !) d’où mon inspiration du moment. 1006723.jpg1006722.jpg

Cet après-midi, c’était un peu l’épreuve avant l’épreuve, à savoir la récupération de mon dossard. Il faut dire que je m’étais mis un handicap en faisant preuve de bienveillance et en emmenant avec moi ma « glu » pour m’accompagner. Le tout sans poussette autant dire que j’ai fait travailler mes bras, mes épaules et mon dos, un bon échauffement pour demain… Au final un petit périple de 2h30. 

 1006724.jpg1006725.jpg 1006726.jpgBon c’était quand même sympa et puis on a aperçu « Chauchau » ou devrais-je plutôt dire Mr Dominique CHAUVELIER car cet énergique quinca est rien de moins que Champion du monde de semi-marathon dans sa catégorie ! Total respect ! 

Allez pour finir et se donner un peu la pêche pour demain, cliquer sur Simba Clin doeil

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J-2 : dernière sortie

Vendredi 5 mars 2010

sablier021.jpg1jour 18h 12m 23s : inlassablement, le compteur du site du semi-marathon de Paris égrène les secondes qui me sépare de l’événement de dimanche matin. Pas vraiment besoin de me le rappeler d’ailleurs, la course est déjà lancée et ce compte à rebours ne fait qu’accentuer mon impatience d’être sur la ligne de départ parmi ces quelques 27 000 participants !

Beau mais frais, la météo s’annonce plutôt favorable ce qui est une excellente nouvelle. Pourvu que le vent reste tranquille et ce sera parfait de ce côté-là. 

Tout à l’heure je prévois une dernière petite sortie non pas pour parfaire ma condition physique (trop tard pour ça…) mais histoire de faire tourner un peu les jambes et de répéter un peu l’allure du semi.

Bien qu’il représente une distance relativement abordable par tous, le semi-marathon reste une distance pas si facile à gérer. Coincé entre les habituelles courses courtes de 5-10km et le marathon, ce 21km doit s’aborder avec prudence en régulant progressivement sa vitesse de course et en évitant l’écueil de se dire que la distance est assez courte pour « s’envoler » dès les premiers hectomètres. Gare au mur du 15ème kilomètre qui, bien que moins terrifiant que son grand frère du 30ème km sur marathon, peut réduire à néant tous vos objectifs ! 

Côté parcours, pas de difficultés majeures. Le départ et l’arrivée se font de l’esplanade du château de Vincennes (cf plans). On rejoint tout d’abord la Porte Dorée, puis l’avenue Daumesnil avant de passer à proximité de l’Hôpital St Antoine. On continue en traversant la place de la Bastille puis on effectue un crochet au niveau de l’Hôtel de Ville au tiers du parcours pour revenir dans l’autre sens. La principale difficulté arrive peut-être après le franchissement de la Porte de Charenton vers le 14ème km car on pense que la course est quasi finie mais on repart pour une chouette balade interminable dans le Bois de Vincennes…

J-2 : dernière sortie pdf smp10planparcfloral.pdf

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Pour tous ceux qui veulent assister à la course et tenter peut-être d’apercevoir le petit lutin (regarder un maillot jaune juste derrière les Kenyans ;o)), je vous conseille les stations de métro Daumesnil ou Bastille où vous pourrez voir passer les coureurs dans les deux sens.

Back from London

Dimanche 28 février 2010

Une petite parenthèse dans la préparation pour le semi-marathon de Paris au profit d’un très agréable petit week-end en amoureux à Londres. On a pu visiter tous les principaux sites de la capitale britannique : Big Ben, le Parlement, L’Abbaye de Westminster, Trafalgar Square, Soho, le musée de Madame Tussaud, Tower Bridge, la Tour de Londres, Harrod’s, Covent Garden, Buckingham Palace…   

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1006706.jpgPour la chanson du dimanche, cette fois-ci un standard de la chanson anglaise s’impose et quel groupe symbolise mieux la musique anglaise que Queen ? Bon c’est vrai que passer sur Abbey Road avec un bon crachin britannique, ça vous colle les Beatles dans les oreilles. Alors pas de jaloux, le lutin vous propose 2 tubes emblématiques de ces groupes mythiques. A déguster sans modération !

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Et demain, on remet le bleu de chauffe pour la dernière ligne droite, avec au programme une sortie d’1h30 environ. Au boulot, plus que 7 jours !

C’est décidé, en 2010, je deviens donneur de moelle osseuse !

Lundi 22 février 2010

bloodcells1.jpgQu’est-ce que la moelle osseuse ? 

La moelle osseuse, organe indispensable à la survie, produit les cellules souches hématopoïétiques (CHS) qui sont à l’origine des cellules sanguines : globules rouges pour transporter l’oxygène, globules blancs pour lutter contre les infections et plaquettes pour arrêter les saignements. Profitons pour d’emblée faire tomber une crainte irrationnelle, qui se maintient dans l’inconscient collectif : la moelle osseuse n’a rien à voir avec la moelle épinière ! Cela semble peut être évident pour beaucoup d’entre vous mais ¾ des Français confondent les deux… La moelle épinière, située dans la colonne vertébrale, appartient au système nerveux. La moelle osseuse, présente dans le centre des os, surtout dans les os longs et les os plats, sert à la fabrication des cellules sanguines indispensables à la vie. 

Les indications de la greffe de moelle osseuse ? 

La greffe de moelle osseuse a pour but la reconstitution du système immunitaire et la guérison de maladie graves. En bref, la greffe permet de remplacer la moelle osseuse malade par une moelle osseuse saine prélevée chez un donneur compatible. Elle représente à ce titre une chance importante de guérison pour de nombreux patients. Deux grandes familles d’indications nécessitent un recours à la greffe de moelle osseuse : 

  • 80% des greffes de moelle osseuse sont réalisées pour traiter des maladies cancéreuses : leucémies aiguës ou chroniques et certaines atteintes du système lymphatique.

  • Certaines maladies déficitaires : aplasies médullaires (arrêt du fonctionnement de la moelle osseuse) ou déficits immunitaires du tout petit enfant. 

Aujourd’hui en France, 2 400 personnes sont atteintes de maladies graves du sang et attendent une greffe de moelle osseuse. 

Qui sont les donneurs potentiels ? 

La condition absolue du succès d’une greffe de moelle est la compatibilité tissulaire du donneur avec le receveur. Chaque personne possède sa propre « carte d’identité biologique » transmise génétiquement : le système HLA. Le donneur le plus compatible est un frère ou une sœur du malade possédant les mêmes antigènes parentaux. La probabilité qu’un frère ou une sœur soit compatible avec le malade est de 1 sur 4, elle est de 1 sur 1 000 000 lorsqu’elle est recherchée entre deux individus pris au hasard. Pour les malades qui ne trouvent pas dans leur fratrie un donneur compatible, un Registre national de donneurs volontaires de moelle osseuse a été constitué en 1986. Il est géré par l’Agence de la biomédecine qui travaille en étroite collaboration avec les autres Registres de donneurs dans le monde. 

Quelques chiffres clés. 

  • Le fichier mondial recense 13 millions de donneurs dans 60 pays dont environ 170 000 issus du fichier français. Il en faudrait au moins 30% de plus pour assurer une meilleure survie aux malades.

  • 350 patients français ont bénéficié d’une greffe de moelle osseuse en 2004. Dans 74% des cas, le prélèvement a été effectué à partir d’un donneur international. 
  • 98 patients internationaux ont été greffés grâce à des cellules souches prélevées chez des donneurs français. 

Etre donneur aujourd’hui : un engagement fort et durable 

Trouver un donneur dont les caractéristiques tissulaires sont suffisamment proches de celles du malade pour autoriser la greffe reste rare du fait de la complexité du système HLA. Quand cette correspondance est trouvée, il existe alors un fabuleux espoir pour le malade. L’engagement que prend le donneur en s’inscrivant sur le fichier des donneurs volontaires de moelle osseuse doit être fort et durable. 

« Le don de moelle osseuse est un acte volontaire, anonyme et gratuit » 

Quelles sont les conditions pour être donneur volontaire ? 

S’inscrire comme donneur de moelle osseuse, c’est s’engager sur le long terme à donner un peu de sa moelle osseuse pour aider un malade à guérir. Pour devenir donneur de moelle osseuse, il faut remplir un certain nombre de conditions : 

  • Avoir entre 18 et 50 ans lors de l’inscription même si le donneur peut ensuite donner jusqu’à 60 ans.

  • Etre en bonne santé et reconnu médicalement apte au don.

  • Accepter l’anonymat du donneur et du malade.

  • Informer le Centre Donneur de tout changement important concernant son état de santé ou son lieu de résidence.

  • S’engager à pouvoir être contacté par le Centre Donneur à tout moment.

  • Le donneur ayant donné sa moelle peut être re-convoqué pour un second don de moelle ou de cellules sanguines, en cas de non prise de greffe ou de rechute du malade. Le donneur peut renoncer à son engagement à tout moment, sans aucune justification.

 Comment pratique-t’on le typage HLA ? 

L’indispensable compatibilité donneur/malade se détermine en fonction de marqueurs génétiques appelés antigènes d’histocompatibilité humaine (HLA). Le typage HLA est effectué par un Laboratoire d’Histocompatibilité de l’Etablissement Français du Sang situé à Créteil. Cet examen, pour le donneur, correspond à une simple prise de sang. Dès lors, toutes les caractéristiques du donneur sont intégrées dans le Registre national. Vous serez ensuite éventuellement rappeler pour une nouvelle prise de sang afin de confirmer votre compatibilité avec un candidat à la greffe. 

Comment s’organise un don de moelle osseuse ? 

20090915parcoursdudonsmoelleosseuse1.jpgUn jour, le Centre Donneur où vous êtes inscrit vous appelle : un malade, avec qui vous êtes compatible, a besoin de vous. Le prélèvement de moelle osseuse est planifié habituellement plusieurs semaines à l’avance, ce qui permet au donneur de prendre les dispositions nécessaires et de s’organiser sereinement. 

  • Des examens préalables : tant pour votre santé que pour celle du malade, des examens cliniques et biologiques sont pratiqués. 

  • Une ponction dans les os du bassin : à l’hôpital, la moelle osseuse est prélevée par ponctionbonemarrow1.jpg au niveau des os du bassin (crêtes iliaques), sous anesthésie générale. Le volume du prélèvement est fonction du poids du donneur et de celui du malade. Votre moelle osseuse est un tissu vivant qui sera régénéré sous 48h. Le donneur est hospitalisé deux jours. Hormis les risques classiques associés à toute forme d’anesthésie, le don de moelle osseuse est sans danger. La législation prévoit la prise en charge intégrale des frais afférents au prélèvement par l’établissement de santé chargé de operationchirurgicale1.jpgla greffe. Un prélèvement par aphérèse (qui ressemble à un don du sang classique), qui permet de ne recueillir que les cellules souches hématopoïétiques en grande quantité peut également être envisagé. Réalisée dans un centre EFS, la durée du don est d’environ 3 ou 4h. Ce don est précédé quelques jours avant d’une injection de facteurs de croissance visant à stimuler de la production des cellules souches de la moelle. Cette alternative à la ponction est de plus en plus utilisée mais dépend des besoins du receveur. 
  • La greffe : avant la greffe, la moelle osseuse du malade est détruite par chimiothérapie et/ou radiothérapie. Le patient n’est plus capable de produire des cellules sanguines et devient donc extrêmement vulnérable. La greffe doit alors intervenir rapidement, entre 12 et 36 heures après le prélèvement. La moelle du donneur est greffée au malade par injection intraveineuse comme une simple transfusion. 

  • Comment s’inscrire comme donneur de moelle osseuse ? 

Pour vous inscrire comme donneur de moelle osseuse, renvoyez votre demande d’inscription disponible : 

  • Sur www.dondemoelleosseuse.fr 

  • Au N°vert 0800 20 22 24 (appel gratuit depuis un poste fixe) 
  • A l’accueil information : 01 55 93 65 34  

 C’est décidé, en 2010, je deviens donneur de moelle osseuse ! pdf brochuredondemoelleosseuse.pdf

L’Agence de biomédecine et l’EFS sont les acteurs clés dans le parcours du don. L’Agence de biomédecine gère notamment le Registre national des donneurs de moelle osseuse (Registre France Greffe de Moelle) ainsi que les demandes de recherche nationales et internationales et coordonne l’organisation des prélèvements lorsque des donneurs sont identifiés. L’EFS est le relais de l’information auprès des donneurs de sang. Il est le premier interlocuteur des candidats au don de moelle osseuse. Les médecins les informent sur la procédure et l’engagement que représente ce type de don. Ils vérifient l’absence de contre-indication médicale des candidats, puis leur font signer un consentement. Viennent ensuite les tests biologiques visant à établir votre compatibilité génétique entre le donneur et le receveur (typage HLA). En Ile-de-France, l’EFS accueille les volontaires au don de moelle osseuse dans 8 Centres Donneurs. Pour plus de renseignements vous pouvez contacter Marylène Lucand (marylene.lucand@efs.sante.fr). 

http://www.agence-biomedecine.fr/ 

La chanson du dimanche

Dimanche 21 février 2010

A chaque fois que ce sera possible, le lutin vous proposera tous les semaines une chanson extraite de sa playlist ou de son humeur du moment, histoire de finir la semaine en musique !

Ce dimanche, un petit extrait de Yannick Noah pour se donner des envies d’évasion en cette période de vacances, que l’on soit de Paris ou d’ailleurs…

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